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Articles de la catégorie ‘Gouvernement’

France, Riposter aux pillages ?


latribune.fr – La France va enfin riposter au pillage de ses pépites industrielles. Trop tard ?

Par Pierre Manière – 16/01/2020, 6:00 – 2415 mots.

Une turbine à gaz en construction, en 2014, à l’usine GE de Belfort. Le ministère de la Justice américaine est soupçonné d’avoir mené une enquête pour corruption à l’encontre d’Alstom pour favoriser la prise de contrôle de la branche Energie de l’entreprise par GE. (Crédits : Reuters)

De la vente controversée d’Alstom à GE au passage de Technip sous la coupe de l’américain FMC, nombreux sont les groupes stratégiques français passés sous pavillon étranger. Face à ce dépeçage, l’exécutif tente de reprendre la main.

La liste est longue. On ne compte plus le nombre de fleurons stratégiques et de pépites technologiques qui sont passés, ces dernières années, sous pavillon étranger. Parmi les disparitions les plus notables, il y a celle de Pechiney. Le champion français de l’emballage et de l’aluminium a été racheté en 2003 par le canadien Alcan, lequel s’est fait avaler, en 2007, par le géant minier anglo-australien Rio Tinto. En 2006, c’est Arcelor, le sidérurgiste européen, qui filait, au terme d’une OPA hostile, dans l’escarcelle du géant indien Mittal pour plus de 18 milliards d’euros. En 2016, c’est le fleuron des équipements télécoms Alcatel qui atterrit chez Nokia. Avec cette emplette, le groupe finlandais fait aussi main basse sur Alcatel Submarine Networks, le champion des câbles de communication sous-marins.

Citons enfin Technip, un cador de l’ingénierie pétrolière. Celui-ci est passé en 2017 sous la coupe du texan FMC Technologies, deux fois plus petit que lui. L’opération a été bouclée au terme d’une « fusion entre égaux » qui s’est soldée, dans les faits, par une absorption du champion français. Trois ans plus tard, la nouvelle entité va être scindée en deux. Mais les Américains doivent conserver les stratégiques activités sous-marines, dont l’essentiel provient du groupe français…

L’électrochoc du deal Alstom-GE : Reste qu’un deal, en particulier, a fait figure d’électrochoc : celui du rachat de la branche Énergie d’Alstom par General Electric (GE) pour près de 13 milliards d’euros en 2014. Avec cette emplette, le groupe américain a récupéré des activités précieuses et stratégiques pour la France dans les turbines à gaz et à vapeur, l’éolien en mer et les réseaux électriques. L’opération a suscité de très vives critiques dans la sphère politique, notamment parce qu’elle revient à confier la maintenance des turbines des réacteurs nucléaires français à un acteur étranger.

L’armée et les services de renseignement ont aussi déploré cette vente. En février 2018, Alain Juillet, ex-directeur du renseignement à la DGSE et président de l’Académie de l’intelligence économique, n’a pas caché, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, tout le mal qu’il pensait de l’opération : « Dans le cas d’Alstom, nous avons vendu aux Américains la fabrication des turbines des sous-marins nucléaires, de sorte que l’on ne peut plus produire en France de tels sous-marins sans une autorisation américaine, a-t-il fustigé. C’est une perte de souveraineté absolue ».

Macron très critiqué : Emmanuel Macron a été très critiqué dans sa gestion du dossier, puisque c’est lui qui a donné le feu vert au deal, le 5 novembre 2014, alors qu’il était ministre de l’Économie. Le député LR Olivier Marleix a même soupçonné un « pacte de corruption » qui aurait pu, dans cette affaire, bénéficier à l’actuel locataire de l’Élysée. Une enquête est aujourd’hui menée par le Parquet national financier (PNF), qui doit lever le voile sur le rôle d’Emmanuel Macron. En outre, le ministère de la Justice américaine (DoJ) est soupçonné d’avoir mené une enquête pour corruption à l’encontre d’Alstom (qui s’est soldée par une amende de 772 millions de dollars) pour favoriser la prise de contrôle de l’entreprise. C’est ce que soutient Frédéric Pierucci, un ancien dirigeant du groupe, qui a passé deux ans en prison aux États-Unis dans le cadre de cette affaire. « Ce n’est pas une conjecture, les preuves matérielles sont là », canardait-il en janvier 2019 dans un entretien à Marianne.

De manière générale, le DoJ est régulièrement accusé, sous couvert de mener des enquêtes anti-corruption, de servir aux États-Unis de bras armé dans leur guerre économique, en particulier lorsqu’ils lorgnent des groupes étrangers. Avant sa vente à FMC, Technip a d’ailleurs fait l’objet d’une offensive du DoJ, laquelle s’est soldée par le paiement d’une amende de 338 millions de dollars en 2010. « Il y a une véritable instrumentalisation de cette procédure au service de l’économie et des entreprises américaines », constate le député Raphaël Gauvain (LREM), auteur d’un rapport sur les lois et mesures à portée extraterritoriale.

Le choix de coller au modèle anglo-saxon : Comment un tel pillage industriel a-t-il pu se produire ? Pourquoi les pouvoirs publics n’ont-ils pas su protéger les intérêts du pays ? Beaucoup fustigent le manque de vision industrielle, depuis les années 1990, de la classe économique et politique. Pour le journaliste Jean-Michel Quatrepoint, qui a notamment dirigé L’Agefi et La Tribune, le problème est profond. Il découle, selon lui, du choix de « coller au modèle anglo­-saxon », dans le contexte d’une économie qui se financiarisait à toute vitesse. En adoptant ce modèle, « le plus grave est que nous avons pri­vilégié la macroéconomie au détriment de la microéconomie », expliquait-il en décembre 2017, lors d’une audition à l’Assemblée nationale.

Il en veut pour preuve la disparition du ministère de l’Industrie, qui a été absorbé par Bercy au sein du gouvernement Jospin, en 1997. Résultat : « Les services de Bercy, l’Inspection des finances et la direction du Trésor ont pris l’ascendant idéologique sur ceux qui s’occupaient de l’industrie française, constate Jean-Michel Quatrepoint. Cela a eu une conséquence majeure : les compétences industrielles ont disparu du ministère de l’Économie ».

Une prise de conscience de l’Etat français ? : Aujourd’hui, l’exécutif se dit décidé à réagir et à mettre les moyens pour défendre ses intérêts souverains. « Depuis un an, nous avons renforcé la protection de nos actifs stratégiques », affirme Thomas Courbe, le chef de la Direction générale des entreprises (DGE). Depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron, une nouvelle cartographie des grands groupes, startups et laboratoires de recherche stratégiques a vu le jour, afin de mieux les protéger contre les menaces extérieures. Pour les défendre, une nouvelle organisation interministérielle a aussi été mise en place. « Concernant les entreprises de la base industrielle et technologique de défense (BITD), nous travaillons en étroite collaboration avec le ministère des Armées et la Direction générale de l’armement, précise Thomas Courbe. Nous procédons ainsi avec tous les ministères qui sont en relation avec des sociétés stratégiques, par exemple ceux de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, de la Santé, du Transport et de l’Énergie, ou de l’Agriculture ».

En parallèle, le gouvernement renforce, depuis un an, le dispositif de contrôle des investissements étrangers en France (IEF). Les technologies dites « critiques » – dont la cybersécurité, l’intelligence artificielle, les semi-conducteurs ou le stockage de l’énergie – font l’objet d’une attention particulière des pouvoirs publics. En outre, le gouvernement peut désormais bloquer une acquisition dès lors que la participation envisagée par un investisseur étranger porte sur un minimum de 25% du capital, contre 33% auparavant. Pas sûr, toutefois, que ces initiatives soient suffisantes pour préserver les domaines les plus stratégiques face aux offensives, de plus en plus féroces, des États-Unis ou de la Chine.

LATÉCOÈRE, UN NOUVEL ACTIF INDUSTRIEL CROQUÉ PAR UN AMÉRICAIN : Latécoère, ou un gâchis à la française… Une vraie spécialité ces dernières années. À la fin des années 2000, le groupe toulousain devait être le pivot de la consolidation de la filière aérostructure en rachetant les activités d’Airbus sous l’œil bienveillant de l’État français pour créer un groupe de taille mondiale. Mais tout a déraillé en raison notamment de la fragilité financière du moment de Latécoère, Airbus (EADS à l’époque) renonçant en 2008 à lui vendre ses activités, qui, depuis, ont été regroupées au sein de Stelia Aerospace. Plus de dix ans plus tard, l’équipementier toulousain, également spécialisé dans les systèmes d’interconnexion, finit dans les bras d’un fonds d’investissement américain pourtant plutôt spécialisé dans la hightech, Searchlight, un temps lié au puissant fonds KKR. Ce fonds américain détient désormais 65,55 % du capital de Latécoère. Très clairement un semi-échec pour Searchlight, qui souhaitait au départ détenir 100 % de sa proie.

Surtout, Latécoère passe sous la bannière étoilée avec tous les inconvénients que cela suppose pour la souveraineté française d’un groupe qui travaille sur des programmes aussi sensibles que le Rafale, l’A400M, les satellites militaires français (harnais) et, surtout, le missile nucléaire M51. L’ombre de la réglementation américaine Itar pourrait planer une nouvelle fois sur tous ces programmes militaires, dont certains sont des fers de lance de l’industrie française à l’exportation. Sans compter la problématique extrêmement sensible de la confidentialité sur la dissuasion française et de l’avance de Latécoère sur la technologie photonique très prometteuse (aéronautique, défense…) du Li-Fi (Light Fidelity), qui a un débit cent fois plus rapide que les Wi-Fi existants.

Des députés montent au créneau : Et cela se passe mal. Fin novembre, dix-sept députés ont écrit au Premier ministre pour lui demander d’avoir une « approche souveraine » sur les ventes de Photonis et de Latécoère. En vain pour l’équipementier aéronautique. Le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier a jugé excessives les inquiétudes sur Latécoère. « Le risque souveraineté n’existe pas sur Latécoère, il existe en général. Il faut des règles », a-t-il estimé en début d’année. Une déclaration qui va dans le sens de la PDG de Latécoère. Yannick Assouad, qui a un passé très américain (PDG d’Honeywell Aerospace, diplômée de l’Institut technologique de l’Illinois), a expliqué dans une interview à L’Usine nouvelle que « la lettre d’engagement signée par Searchlight, confidentielle », aborde les questions concernant ces programmes de défense. Et de dire que « l’État a bien joué son rôle pour protéger ce qui doit l’être. En tant que dirigeante de Latécoère, je mettrai un point d’honneur à respecter ces engagements ».

Mais, selon nos informations, Searchlight traîne déjà les pieds pour remplir certains de ses engagements. Ainsi, l’État a demandé à Searchlight, au titre du contrôle des investissements étrangers en France (procédure IEF), qu’il prenne un chevalier blanc français, qui aura son agrément. Cet investisseur doit détenir au moins 10 % du capital et des droits de vote de Latécoère et sera son œil au conseil d’administration. L’État lui a soufflé le nom de Tikehau Capital. Mais, selon nos sources, Searchlight aurait l’intention d’organiser des enchères pour trouver un partenaire et amortir son investissement. Mais la mère de toutes les batailles sera la sortie de Searchlight, dans cinq ans environ. L’État français a-t-il déjà pris des mesures pour empêcher une vente à un industriel non désiré ? Michel Cabirol

NEXEYA, CLS, PHOTONIS… UNE GESTION AU CAS PAR CAS : A côté d’opérations comme la vente de Morpho à Advent, la cession de la PME HGH à Carlyle ou le rachat de Latécoère par Searchlight, la France a également su prendre des initiatives pour mieux protéger sa base industrielle et technologique de défense (BITD). L’exemple le plus édifiant reste la vente de Nexeya par ses actionnaires historiques au groupe allemand Hensoldt, détenu par le fonds américain KKR. Le ministère des Armées a imposé aux actionnaires de Nexeya d’exclure de la vente l’activité spatiale (Nexeya Space) ainsi que certaines activités de défense liées à la souveraineté française. Soit 36 millions d’euros de chiffre d’affaires (200 salariés). Ces activités considérées comme critiques ont été dans un premier temps, distinguées des autres activités de Nexeya, puis rassemblées dans une nouvelle société baptisée Hemeria, principalement spécialisée dans les nano satellites.

CLS, un actif qui file en Belgique : La Compagnie nationale à portefeuille (CNP), société d’investissement belge du groupe Frère, qui se propose de racheter une participation majoritaire du capital de la pépite technologique CLS (Collecte Localisation Satellites), a dû déposer, fin novembre, un dossier à la Direction générale des entreprises (DGE) dans le cadre de la procédure des investissements étrangers en France (IEF). Si tout se passe bien, la procédure devrait durer deux mois minimums à compter du dépôt du dossier. L’État français, qui aurait pu imposer un acheteur français – la banque Rothschild était sur les rangs -, a laissé filer cet actif en Belgique. Il faut cependant préciser que le Centre national d’études spatiales (CNES) devrait rester actionnaire à hauteur de 35 % de l’opérateur des célèbres balises Argos.

Après quelques hésitations, l’État français a entrepris par ailleurs de trouver un actionnaire français de référence à Photonis, qui fournit les forces spéciales de tous les pays de l’OTAN. Mis en vente par le fonds Ardian, ce leader mondial de la conception et de la fabrication de tubes d’intensification d’image de pointe pour les militaires intéresse très fortement des groupes américains notamment. Après avoir vainement tenté de convaincre Thales et Safran de racheter Photonis, l’État a récemment sollicité d’autres industriels français. La fin de l’histoire reste à écrire. Ainsi, quand la France veut, elle choisit de s’en donner les moyens. C’est une simple question de volonté politique. Avec le renforcement de la procédure IEF, l’État dispose, via la Direction générale des entreprises, d’une palette d’outils plus large pour préserver ses pépites et ses entreprises stratégiques lors d’une opération de contrôle par un investisseur étranger.

Pas de « Proxy Agreement » français : Mais pas question pour le moment d’envisager une solution de type « Proxy Agreement » à la française, à l’image de ce qu’impose l’administration américaine à des investisseurs étrangers lors d’un rachat d’une société considérée comme stratégique pour les États-Unis. Un dispositif qui limite drastiquement les droits de l’investisseur étranger au sein même de sa société gérée par trois administrateurs américains, qui eux-mêmes désignent les dirigeants de la société. Michel Cabirol

Lire la Source : https://www.latribune.fr/economie/france/la-france-va-enfin-riposter-au-pillage-de-ses-pepites-industrielles-trop-tard-10-11-837068.html

Affaire du p'tit Grégory


20minutes.fr – Affaire Grégory : Les déclarations de Murielle Bolle incriminant Laroche vont-elles être supprimées ? – JUSTICE : Murielle Bolle, qui avait accusé son beau-frère Bernard Laroche d’avoir kidnappé le petit Grégory en 1984, souhaite que ses déclarations soient annulées par la justice, qui rendra sa décision ce jeudi 16 Janvier 2020.

Par Vincent Vantighem – Publié le 15/01/20 à 18h09 — Mis à jour le 15/01/20 à 19h46

Murielle Bolle, ici lors du procès de Jean-Marie Villemin en 1993. (Archives) — CHESNOT/SIPA
  • . Le petit Grégory, 4 ans, a été retrouvé mort, les pieds et les poings liés dans les eaux de la Vologne (Vosges), le 16 octobre 1984.
  • . À l’époque des faits, Murielle Bolle avait accusé Bernard Laroche, son beau-frère, d’avoir kidnappé le garçonnet, avant de se rétracter.
  • . Trente-cinq ans après, et alors que l’enquête se poursuit, Murielle Bolle a demandé que ses déclarations disparaissent du dossier judiciaire.

Il y a ceux qui filent la métaphore architecturale, évoquant la robustesse d’un château de cartes. Et puis, il y a les gastronomes qui préfèrent l’image d’un gruyère dont les innombrables trous auraient fini par en altérer le goût. Trente-cinq ans après les faits, l’enquête judiciaire consacrée à l’assassinat du petit Grégory semble continuer de s’effondrer par pans entiers. Au grand dam des parents du garçonnet de 4 ans, découvert pieds et poings liés dans les eaux de la Vologne (Vosges) le 16 octobre 1984.

Ce jeudi 16 janvier 2020, au matin, la cour d’appel de Paris doit dire si elle retire du dossier les déclarations sensibles que Murielle Bolle a faites lors de sa garde à vue en novembre 1984. De quoi porter un nouveau coup de canif à une procédure déjà suffisamment écornée pour qu’on doute qu’elle débouche, un jour, sur un procès d’assises. 20 Minutes décrypte les enjeux de la décision attendue ce jeudi…

Quelles sont les déclarations de Murielle Bolle qui pourraient disparaître du dossier ? : Chevelure rousse au vent, Murielle Bolle n’est encore qu’une adolescente de 15 ans qu’on surnomme « Bouboule » à l’école et « Mumu 88 » sur les ondes de la cibi lorsqu’elle est placée en garde à vue le 2 novembre 1984. Mise en confiance – « les gendarmes, c’est mes copains », dira-t-elle en rentrant chez ses parents – elle raconte que le 16 octobre 1984, son beau-frère Bernard Laroche est venu la chercher à la sortie du collège, dans sa Peugeot 305 vert-gris. Elle explique surtout que celui-ci a embarqué Grégory, qu’il est descendu avec lui « près d’une petite place » avant de revenir seul « un peu plus tard » …

Bernard Laroche, le cousin germain de Jean-Marie Villemin, en novembre 1984 – AFP

À ce moment-là, « pour nous, l’affaire Grégory est quasiment terminée », raconte  le gendarme Etienne Sesmat, dans le livre qu’il a consacré à l’affaire. D’autant que Bernard Laroche est, alors, le suspect numéro un. Il sera même abattu par le père du petit Grégory, quatre mois plus tard. Mais quelques jours après sa garde à vue, après une soirée mouvementée dans sa famille où elle aurait été « recadrée », Murielle Bolle se rétracte.

Pourquoi cette partie de l’enquête du dossier pourrait-elle être annulée ce jeudi ? Si Murielle Bolle est revenue sur ses déclarations initiales dès le 5 novembre 1984, ses propos figurent toujours au dossier judiciaire. Ils l’empoisonnent même depuis 35 ans maintenant. A tel point que Murielle Bolle a décidé de saisir la Cour de cassation. En février 2019, cette juridiction a reconnu que la garde à vue qu’elle avait subie en 1984 avait été effectuée en application de dispositions « anticonstitutionnelles », la jeune femme mineure n’ayant été épaulée par aucun avocat, par exemple.

En conséquence, la cour d’appel de Paris a été chargée de séparer le bon grain de l’ivraie à l’intérieur de la procédure. Lors d’une audience en décembre, les avocats de Murielle Bolle ont demandé que 198 passages ou extraits soient purement et simplement biffés. Car, outre les déclarations de Murielle Bolle, tous les actes qui ont directement découlé de sa garde à vue peuvent être supprimés. C’est ce que l’on nomme les  « actes subséquents ».

Quelles conséquences cela peut-il avoir sur la suite de la procédure ? : Pour Jean-Paul Teissonnière, l’avocat de Murielle Bolle, la décision qui sera rendue ce jeudi sera avant tout « symbolique ». Convaincu qu’une bonne partie des déclarations de sa cliente seront annulées, il estime qu’elles ne constituent aujourd’hui qu’un « aspect secondaire » du dossier, la vérité étant, selon lui, ailleurs.

Avocat historique des parents du petit Grégory, Thierry Moser pense, lui, qu’une disparition massive des déclarations du dossier serait « gênante pour la recherche de la vérité ». En l’espace de 35 ans, il a toutefois appris à être philosophe. « Cela fait longtemps qu’on a compris qu’on ne pourrait pas utiliser les déclarations de Murielle Bolle contre elle, lâche-t-il. Mais on souhaite qu’elles restent dans le dossier pour les utiliser contre d’autres personnes… »

Sans les citer, l’avocat pense notamment aux époux Jacob qui, à la faveur d’un rebondissement en 2017, avaient été mis en examen pour « enlèvement et séquestration suivis de la mort du petit Grégory ». Les enquêteurs avaient alors expliqué que le garçon de 4 ans avait été, selon eux, la cible d’un « acte collectif » mû par une vengeance à l’intérieur de la famille. Mais ces mises en examen avaient ensuite été annulées pour des raisons de procédure. Malgré tout cela, « on a toujours l’espoir que les investigations vont bientôt reprendre », martèle Thierry Moser.

Lire la Source : https://www.20minutes.fr/justice/2695895-20200115-affaire-gregory-declarations-murielle-bolle-incriminant-laroche-vont-elles-etre-supprimees

Canberra – Paris : les incendies…


Paris – Canberra : les incendies…

L’Australie en feu se consume, les incendies font des morts parmi les humains, suppriment, éliminent la vie animale sauvage.

La France en feu se consume, les manifestations, grèves font des dégâts terribles : humains, financiers. Les réformes de la Retraite un immense incendie couve prêt à exploser…

Retraites : Deux projets de loi


20minutes.fr – politique – Retraites : Deux projets de loi présentés le 24 janvier 2020, l’âge pivot instauré dès 2022 mais il pourra encore être négocié. RÉFORME : Les partenaires sociaux auront jusqu’à septembre 2021 pour « proposer au gouvernement » d’autres « modalités d’atteinte de l’équilibre financier ».

Par 20 Minutes avec AFP – Publié le 10/01/20 à 02h26 — Mis à jour le 10/01/20 à 02h33.

Edouard Philippe après sa rencontre avec les syndicats, le 7 janvier 2020. — Francois Mori/AP/SIPA

Âge pivot, équilibre financier, rémunération des enseignants… Voici donc les premiers éléments du projet de loi sur la réforme des retraites, selon les textes transmis pour avis aux caisses de Sécurité sociale et dont l’AFP a obtenu copie dans la nuit de jeudi à vendredi.

Deux projets de loi présentés le 24 janvier 2020 : Deux projets de loi sur la réforme des retraites, l’un organique, l’autre ordinaire, seront présentés en Conseil des ministres le 24 janvier. Le projet de loi organique fixe notamment une « règle obligeant (…) à prévoir l’équilibre » financier du système de retraite, tandis que le projet de loi ordinaire prévoit à cette fin d’instaurer un « âge d’équilibre » pour « inciter les Français à partir plus tard avec une meilleure pension ».

« Âge d’équilibre » dès 2022, sauf « délibération » différente « avant septembre 2021 » : La réforme des retraites prévoit la création en 2022 d’un « âge d’équilibre » (âge pivot) au-delà de l’âge légal de départ, à moins d’une « délibération » différente des partenaires sociaux « avant le 1er septembre 2021 ». Syndicats, patronat et employeurs publics siégeant au sein de la future « caisse nationale de retraite universelle » qui sera créée « le 1er décembre 2020 » auront donc neuf mois pour « proposer au gouvernement » d’autres « modalités d’atteinte de l’équilibre financier », faute de quoi « l’âge minimal » pour une retraite sans décote passera progressivement à 64 ans d’ici à 2027.

Une règle, imposant l’équilibre financier du système : La réforme fixera une « règle obligeant (…) à prévoir l’équilibre » financier du système de retraite, qui ne pourra pas être en déficit « sur une période de cinq années en cumulé ». « La prévision de solde cumulé » du futur « système universel de retraite » devra être « positive ou nulle » à partir de 2025, précise le projet de loi organique.

Revalorisation de la rémunération des enseignants et des chercheurs : La « mise en place du système universel de retraite » s’accompagnera d’une « revalorisation » de « la rémunération » des enseignants et des chercheurs. « Cet engagement », qui figure dans « l’article premier » du projet de loi ordinaire, vise à garantir « un même niveau de retraite pour les enseignants et chercheurs que pour des corps équivalents de même catégorie de la fonction publique ». Il « sera rempli dans le cadre » de lois de programmation de l’Education nationale et de la Recherche, précise le texte.

Lire la Source : https://www.20minutes.fr/politique/2691451-20200110-retraites-deux-projets-loi-presentes-24-janvier-age-pivot-instaure-2022-pourra-encore-etre-negocie

Retraites : Sortir du conflit ?


20minutes.fr – Réforme des Retraites : Sortir du conflit sans renier son projet, le délicat défi de l’exécutif. POLITIQUE – Après un mois de grève, le gouvernement cherche toujours une sortie de crise pour mener à bien la réforme des retraites.

Le dossier retraites est entre les mains d’Edouard Philippe. — Jacques Witt/SIPA
  • . L’exécutif espère trouver une sortie de crise pour mener à bien la réforme des retraites.
  • . « J’attends du gouvernement d’Edouard Philippe qu’il trouve la voie d’un compromis rapide », a assuré Emmanuel Macron lors de ses vœux.
  • . Les concertations avec les syndicats reprennent mardi, alors que deux journées de mobilisation contre le projet sont déjà prévues.

Pour l’exécutif, le début de l’année 2020 ressemble à s’y méprendre à la fin décembre. Le gouvernement cherche toujours une sortie de crise pour mener à bien sa réforme des retraites. Car après un mois de grève, le bras de fer se poursuit. Deux journées de mobilisation contre le projet sont déjà prévues, jeudi et samedi.

Emmanuel Macron retrouve donc ses ministres lundi avec cet objectif : éviter l’enlisement, avant la reprise des concertations avec les organisations syndicales le lendemain. Pour la majorité, le temps presse. Le texte final doit être présenté en Conseil des ministres la semaine du 20 janvier.

Pénibilité, âge pivot, seniors… Quelle marge de négociations ? : « J’attends du gouvernement d’Edouard Philippe qu’il trouve la voie d’un compromis rapide », a assuré Emmanuel Macron lors de ses vœux. Mais jusqu’ici, les discussions sont au point mort. Même les syndicats dits « réformistes » n’ont pas été convaincus par les annonces du gouvernement.

« Sur l’universalité du régime, objectivement, il y a peu de marges de négociation : un euro cotisé donnera les mêmes droits pour tous. Et on doit garder un âge d’équilibre [à 64 ans] pour assurer la pérennité du système », avance Bruno Bonnell. « Mais la porte est ouverte à la discussion sur la pénibilité. On pourrait définir de nouveaux critères par exemple pour les métiers où l’on sauve des vies (médecins, infirmiers, etc.), ou l’on risque sa vie (policiers, militaires, etc.) et pour les métiers du lien (accompagnateurs de vie scolaires, de personnes en situation de handicap) », énumère le député LREM du Rhône. Cette prise en compte de la pénibilité et le « maintien dans l’emploi des seniors » seront au cœur des discussions mardi.

Trouver une sortie de crise… sans se renier : Reste la question de l’âge pivot, « ligne rouge » pour la CFDT, la CFTC et l’Unsa. « On peut trouver une issue à la crise si on revient sur cet âge pivot, qui est très injuste socialement et bloque les négociations », remarque Jean-François Cesarini. Le député du Vaucluse propose, avec une quinzaine de ses collègues de « l’aile gauche » de la majorité, de le remplacer par « un âge d’équilibre individualisé », prenant en compte l’espérance de vie en bonne santé à partir de 65 ans par métier. « Le président a ouvert cette porte le 31 décembre en disant que ceux qui effectuent des « tâches difficiles » pourront partir plus tôt, on espère que le Premier ministre mettra de l’eau dans son vin », ajoute Cesarini.

En pleine contestation sociale, Edouard Philippe a déjà dû lâcher du lest. Plusieurs corps de métiers (marins, policiers, militaires, danseurs de l’Opéra) ont obtenu des aménagements dans le futur projet de retraites. Au risque de mettre à mal l’universalité du projet ? « Le régime soi-disant unique est devenu un régime inique. Avec les exceptions et les différentes mesures d’âge, on va se retrouver avec un système beaucoup plus complexe et avec plus de régimes spéciaux qu’avant », a ainsi dénoncé le patron des Républicains Christian Jacob aux Echos.

« Le souci de l’exécutif est de faire coexister la perspective universelle du projet et le nombre important d’exceptions qu’elle commence à avoir. Cela donne aussi des arguments à l’opposition. Si la réforme est si bien que ça, pourquoi multiplier les dérogations, comme l’a dénoncé la CGT », résume Bruno Cautrès, chercheur au CNRS et au Cevipof. « Le compromis semble donc aujourd’hui difficile à trouver, d’autant que le gouvernement n’a pas remporté la bataille de l’opinion ». Selon un sondage Ifop pour le JDD, plus de la moitié des Français (55 %) souhaite que le gouvernement n’aille pas au bout de la réforme.

Par Thibaut Le Gal – Publié le 05/01/20 à 18h39 — Mis à jour le 05/01/20 à 18h42

Lire la Source : https://www.20minutes.fr/politique/2687595-20200105-reforme-retraites-sortir-conflit-renier-projet-delicat-defi-executif

CGT, Philippe Martinez, Révélations


lentreprise.lexpress.fr – PASSE-PASSE : Révélations sur le salaire de Philippe Martinez à la CGT.

Philippe Martinez

Même quand ça va mal, la CGT sait être généreuse avec ses cadres et avec son secrétaire général, Philippe Martinez. Grâce à des montages alambiqués.

C’est peu connu : la CGT gère aussi des « filiales », comme une entreprise privée. La puissante fédération des métallos – dont est issu son secrétaire général, Philippe Martinez – possède ainsi la maternité parisienne des Bluets et trois centres de réadaptation professionnelle (CRP). Ces quatre établissements sont gérés au travers de l’association Ambroize Croizat (AAC), présidée par un proche du chef de file de la CGT, Yves Audvard.

Les crises financières s’y succèdent et la gestion de la maison mère va souvent à l’encontre de ce que prône la CGT au niveau national. Les établissements étaient au bord du gouffre financier fin 2018. La directrice générale de l’AAC, Jacqueline Garcia, évoquait un risque de redressement judiciaire, voire de liquidation. Un plan social a été mis en œuvre et on a demandé aux salariés de se serrer la ceinture.

Par Nathalie Samson, publié le 22/03/2019 à 07h00 , mis à jour le 11/12/2019 à 15h02

Lire la Source : https://lentreprise.lexpress.fr/rh-management/remuneration-salaire/les-droles-de-salaires-de-la-cgt_2068134.html

Avant, pendant, après les vœux aux français


huffingtonpost.fr – Avant ses vœux pour 2020, Macron rattrapé par cette « archive cruelle ». Dans cette vidéo d’octobre qui évoque les régimes spéciaux de retraites, le chef de l’État écarte toutes concessions aux policiers ou aux gendarmes. Et pourtant…

ERIC CABANIS VIA GETTY IMAGES
Emmanuel Macron lors d’un débat sur les retraites à Rodez au mois d’octobre.

POLITIQUE – Un document qui ne pouvait pas plus mal tomber pour Emmanuel Macron. Ce mardi 31 décembre, alors que le chef de l’État se prépare à adresser ses vœux pour l’année 2020, une vidéo vieille de quelques semaines (seulement) a refait surface sur les réseaux sociaux.

Son contenu n’a, en soi, rien d’inédit. Il s’agit d’un extrait du débat sur la réforme des retraites qu’il avait tenu à Rodez au début du mois d’octobre. Un échange de trois heures et demie avec les lecteurs du groupe La Dépêche durant lequel le président de la République avait tenté de convaincre les participants à adhérer à son “projet de société”.

Adepte de ces (très) longues discussions, Emmanuel Macron avait notamment évoqué l’un des points de crispation mais aussi le cœur de sa réforme : la fin des régimes spéciaux.

″Ça va tomber comme des dominos” – Et c’est cette séquence en particulier qui se partage à très grande vitesse sur les réseaux sociaux ce mardi. Et pour cause : le chef de l’État assurait qu’il ne ferait aucune concession catégorielle. Or, plusieurs catégories professionnelles (comme les policiers, les routiers ou les danseurs de l’Opéra) ont d’ores et déjà obtenu des garanties de la part du gouvernement.

“Il n’y aura plus de régimes spéciaux à proprement parler. Ce n’est pas possible dans un système universel par points”, avait déclaré le chef de l’État, avant d’ajouter : “si je commence à dire, on garde un régime spécial pour l’un, ça va tomber comme des dominos”, citant précisément les policiers, les gendarmes, les infirmiers et les aides-soignants.

Dans la nuit de lundi à mardi, un compte Twitter affichant moins de 30 abonnés a mis en ligne cet extrait. Douze heures plus tard, son message comptait près de 800 re-Tweets et 900 Likes, une prouesse pour un compte à si faible audience.

Au petit matin, c’est le journaliste Alexis Poulin (très suivi sur le réseau social, et par de nombreux politiques) qui a repris cette vidéo, faisant exploser son audience (plus de 3.000 re-Tweets). Au point de se retrouver partagée par des responsables politiques, dont la sénatrice socialiste Marie-Pierre de La Gontrie, qui pointe une “archive cruelle” pour le chef de l’État. Même tonalité chez le député LR Fabien Di Filippo. “Parfois, Emmanuel Macron se prend lui-même au piège de ses manipulations…Il fait dans les faits systématiquement l’exact contraire de ce qu’il clamait, pour des raisons politiciennes et au détriment de la France”, assène l’élu de droite, fustigeant “l’hypocrisie” du chef de l’État.

Au-delà du microcosme politico-médiatique qui sévit sur Twitter, la vidéo a également été partagée en masse sur plusieurs pages Facebook de gilets jaunes, dont la page Dégageons Macron, qui affiche plus de 200.000 abonnés au compteur. Six heures après sa publication sur cette page, la séquence cumulait plus de 30.000 vues et plus de deux mille partages.

CAPTURE FACEBOOK
Capture d’écran de la publication de la vidéo sur la page « Dégageons Macron »

“Floraison de ‘mini-régimes’” : Si tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce document une séquence virale, c’est notamment parce qu’il révèle l’ambiguïté qui règne autour de cet aspect de la réforme des retraites, vendue comme étant “universelle”, alors qu’elle fait déjà des concessions catégorielles.

Dans une interview au Monde, Michel Borgetto, professeur de droit public à l’université Paris-II (Panthéon-Assas), souligne cette difficulté à laquelle fait face l’exécutif qui doit à la fois promettre un régime unique tout en composant avec des réalités professionnelles particulières. Le spécialiste pointe ainsi “cette multiplication de traitements particuliers, laquelle revient peu ou prou, qu’on le veuille ou non, à reproduire au sein du régime unique à points une floraison de ‘mini-régimes’”. Ce qui n’aide pas le gouvernement à vendre le projet.

Pour autant, pas question pour l’exécutif de s’interdire quelques ajustements catégoriels dans le cadre des négociations, pourvu que le système à points soit adopté. C’est en tout cas ce qu’affirme un conseiller ministériel cité par l’AFP. “Il y a eu des avancées très claires le 19 décembre, montrant que le système universel peut être dans une certaine mesure individualisée. C’est notamment le cas pour la prise en compte de la pénibilité ou le départ en retraite progressif”, souligne cette source, qui ajoute : “le gouvernement a bien compris qu’on reprochait au système de points d’être trop mécanique”.

Dans le même temps, et comme le montre le succès de cette archive, ces ajustements sont perçus comme la reproduction du système actuel, remettant ainsi en cause l’intérêt de la réforme des retraites.

Par Romain Herreros, 31/12/2019 15:45

Lire la Source : https://www.huffingtonpost.fr/entry/avant-ses-voeux-macron-rattrape-par-cette-archive-cruelle-sur-les-regimes-speciaux_fr_5e0b4715e4b0843d360bf5a8

Ce qui était attendu

est arrivé…

Lorsque la vérité est déformée, il faudra déformer encore, puis davantage, puis son contraire voire pire… De nos jours on trouve des internautes fort dégourdis qui retrouvent tout, vraiment tout, chaque détail ou mot prononcé…

“Qui dit un mensonge en dit cent.” Proverbe français

French Tech de la Fibre Optique


lesechos.fr – tech-médias – hightech – Le gouvernement va lancer la « French Tech de la fibre optique ». Un comité stratégique de filière (CSF) rassemblant entre 300 et 400 entreprises des télécoms va être lancé la semaine prochaine. Objectif : remettre du collaboratif dans un secteur très concurrentiel et mieux vendre à l’étranger le savoir-faire français en matière d’infrastructures numériques.

French Junior Minister for Economy and Finance Agnes Pannier-Runacher speaks during a session of questions to the government at the National Assembly in Paris on April 10, 2019. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)

Les entreprises françaises des télécoms vont-elles réussir à s’unir derrière un logo commun, comme le coq rouge façon origami des start-ups de la French Tech ? En tout cas, le projet est en bonne voie. Selon nos informations, le gouvernement va lancer le 18 décembre un comité stratégique de filière (CSF) rassemblant entre 300 et 400 acteurs (opérateurs, équipementiers, fabricants de fibre optique…) pour valoriser le savoir-faire français en matière d’infrastructures numériques, notamment à l’étranger. Le coup d’envoi aura lieu au plateau de Saclay, en présence d’Agnès Pannier-Runacher, la secrétaire d’Etat à Bercy chargée notamment des télécoms.

Ce CSF sera placé sous l’autorité du Conseil national de l’industrie, une instance relancée en 2017 par le Premier ministre, Edouard Philippe, pour soutenir l’industrie française. Cet organe promeut déjà 16 filières, allant de l’aéronautique à l’automobile, du luxe à la santé. S’agissant des infrastructures numériques, le comité ad hoc avait été « labellisé » fin 2018 et confié à Didier Casas, vice-président de la Fédération française des télécoms. Mais il n’avait pas encore été lancé officiellement.

« Remettre du collaboratif » dans le système : L’objectif est de fédérer les « telcos » sous une même marque-ombrelle, du type de la marque French Tech, et de travailler sur des projets communs. Quatre thématiques ont été retenues : la 5G (avec le lancement d’un réseau de plates-formes d’expérimentation multisites), les villes intelligentes, les nouveaux métiers de la fibre optique et l’international.

Les quatre fédérations membres du CSF (dont la FFTelecoms) se sont engagées sur un contrat de filière. En échange, l’Etat apportera son soutien financier ou logistique aux projets. Dans un secteur très concurrentiel, le lancement de cette démarche commune n’est pas neutre. « On veut avancer de façon pragmatique, explique Didier Casas. Le fait que le CSF soit composé des fédérations a permis d’atténuer l’aspect concurrentiel et de faire place aux PME. »« On veut remettre du collaboratif dans le système », dit-on à Bercy.

Chasser en meute : Sur le volet international, les membres espèrent pouvoir « chasser en meute » à l’étranger, selon la formule d’un participant. « D’un côté, les Gafa marchent sur nos plates-bandes. De l’autre, les géants asiatiques, pour ne pas dire chinois, viennent en Europe avec des offres clefs en main. Nous sommes coincés au milieu. Le CSF permettra justement de nous différencier ».

Cette initiative arrive de fait au moment où la fibre optique « made in China » a fait chuter les ventes des fabricants français pour la première fois depuis 2011, selon le bilan publié cette semaine par le Sycabel, le syndicat qui représente les acteurs français de la fibre. Parallèlement, en Afrique, Google et Facebook ont « ubérisé » les opérateurs télécoms en déployant des câbles sous-marins reliant tout le continent.

Les acteurs français veulent maintenant contre-attaquer, notamment à l’occasion du sommet Afrique-France qui aura lieu à Bordeaux en juin 2020. « Sur la fibre, le modèle français des réseaux d’initiative publique suscite de l’appétence en Afrique, il y a une vraie traction », dit-on à Bercy à propos de ce système de cofinancement public-privé dans les campagnes.

Reconvertir la main-d’œuvre : Le CSF doit enfin permettre de préparer la suite du plan France Très Haut Débit. Lancé en 2013, cet énorme projet à 20 milliards d’euros, visant à équiper en fibre optique plus de 30 millions de Français en 2022 (contre 17 millions aujourd’hui), a soutenu toute la filière française.

Mais les déploiements de fibre s’étant accélérés, les entreprises du secteur commencent à voir le bout du tunnel et ont besoin de nouveaux débouchés. En particulier, les projets de fibre optique à l’étranger pourraient favoriser la reconversion de la main-d’œuvre qui pourrait se retrouver sans perspective une fois le plan Très Haut Débit achevé en 2025. En 2021, selon la plate-forme Objectif Fibre, le chantier va encore mobiliser 9.200 emplois en France, mais plus que 5.400 en 2025.

Par Raphaël Balenieri – Publié le 11 déc. 2019 à 16h40 – Mis à jour le 11 déc. 2019 à 19h18.

Lire la Source : https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/le-gouvernement-va-lancer-la-french-tech-de-la-fibre-optique-1155576

France Grève du 9 décembre 2019


francetvinfo.fr – Grève du 9 décembre : Philippe Martinez, Jean-Paul Delevoye… Qui sont les acteurs clés qui peuvent influer sur la réforme des retraites ? La semaine s’annonce cruciale pour le gouvernement et les partenaires sociaux dans le dossier de la réforme des retraites. Alors que la grève dans les transports se poursuit, le Premier ministre doit annoncer mercredi les contours de cette réforme.

À Matignon, on s’amuse, on rit. Aux dépens de qui ?

Le lever de rideau approche. Le Premier ministre, Edouard Philippe, doit présenter mercredi « l’intégralité du projet » de réforme des retraites. En attendant, à la veille d’une deuxième journée de mobilisation interprofessionnelle, mardi 10 décembre, le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, reçoit les partenaires sociaux, aux côtés de la ministre des Solidarités, Agnès Buzyn, afin de « tirer les conclusions » de la concertation relancée en septembre. Alors que la semaine s’annonce décisive pour le gouvernement comme pour les partenaires sociaux, franceinfo revient sur les principaux acteurs de ce dossier.

Philippe Martinez : celui qui veut tenir « jusqu’au retrait » de la réforme.

Exécutif de la CGT

Qui est-il ? Philippe Martinez, 58 ans, est à la tête de la CGT (Confédération générale du travail) depuis 2015. Il a travaillé chez Renault comme technicien de la métallurgie, puis est devenu en 2008 secrétaire général de la Fédération des travailleurs de la métallurgie de la CGT. Attaché à une stratégie syndicale traditionnelle, Philippe Martinez tente de faire évoluer sa structure afin de trouver un équilibre entre contestation et force de proposition, comme le détaille Libération. La CGT, qui a perdu la place de premier syndicat de France au profit de la CFDT, voit aussi dans la réforme des retraites une occasion de reconstruire une dynamique.

Quelle est sa position ? Le secrétaire général de la CGT se montre déterminé à faire obstacle à la réforme des retraites, dans laquelle « il n’y a rien de bon », estime-t-il dans les colonnes du JDD. Il souhaite conserver le système de retraite en vigueur, « le meilleur du monde », selon lui. « Nous tiendrons jusqu’au retrait » de la réforme, prévient-il. « En 1995, au début de la première manifestation, le Premier ministre, Alain Juppé, avait dit que jamais il ne retirerait son projet. Les choses évoluent vite. Et la colère est grande. Le gouvernement devrait être attentif. »

La balle est dans le camp du gouvernement (…). Qu’il entende la colère. Qu’il dise qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Qu’il remette les compteurs à zéro.

Philippe Martinez au « JDD » :

Comment peut-il participer au règlement du conflit ? Inscrit dans une stratégie d’opposition radicale, Philippe Martinez assume la conflictualité des rapports avec le gouvernement. Le dialogue semble rompu avec l’exécutif : « Pas de son, pas d’image. » De son côté, le gouvernement n’a pas choisi d’en faire son interlocuteur privilégié. « Je ne pense pas que ce soit avec la CGT qu’on trouvera le chemin de la sortie de ce conflit », estime la ministre des Transports, Elisabeth Borne.

Jean-Paul Delevoye : celui qui a élaboré le nouveau système.

Qui est-il ? Jean-Paul Delevoye, 72 ans, est le « monsieur retraites » du gouvernement. En septembre 2017, ce chiraquien historique tendance gaulliste social a été nommé haut-commissaire à la réforme des retraites pour piloter la consultation sur cette réforme promise par le candidat Macron. Deux ans plus tard, il entre au gouvernement en tant que haut-commissaire aux retraites. Reconnu comme un interlocuteur fiable par les syndicats, l’ancien président du Conseil économique, social et environnemental (Cese) voit sa position affaiblie après avoir enchaîné quelques maladresses. Le doyen du gouvernement a ainsi oublié de déclarer sa fonction d’administrateur dans un institut de formation de l’assurance à la Haute Autorité pour la transparence de la vie politique. « C’est une omission par oubli », a-t-il expliqué au Parisien. « Je reconnais que ce n’est pas responsable. J’ai fait une erreur. » Dans un communiqué publié lundi 9 décembre, il a annoncé avoir démissionné de ces fonctions.

Quelle est sa position ? Jean-Paul Delevoye cherche désormais à aller au bout de cette réforme des retraites. Il est à l’origine de l’architecture du nouveau système que doit présenter le Premier ministre mercredi : fin des régimes spéciaux, système à points, allongement de la durée du travail, création d’un âge pivot… Il n’hésite d’ailleurs pas à hausser la voix quand le gouvernement semble prêt à lâcher du lest sur certains points, à l’image de la « clause du grand-père ». Cette idée, qui consisterait à appliquer le changement de règles aux seuls nouveaux entrants dans le monde du travail, à partir de 2025, n’a pas plu au haut-commissaire. « Cela reviendrait à créer un 43e régime. C’est impossible ! »

Comment peut-il participer au règlement du conflit ? Malgré les divergences de points de vue, il est parvenu à conserver une fenêtre de dialogue ouverte avec tous les syndicats, même les plus radicaux. « Avec Jean-Paul Delevoye, ça se passe bien : la CGT l’a vu 22 fois depuis décembre 2017, confie Philippe Martinez dans Le JDD. Delevoye, c’est quelqu’un qui a un peu plus d’expérience et une vraie conception de la démocratie sociale, même si nous proposons un tout autre projet de réforme des retraites que le sien. »

Laurent Berger : celui qui dirige le premier syndicat de France.

CFDT

Qui est-il ? A la tête de la CFDT (Confédération française démocratique du travail) depuis 2012, Laurent Berger, 51 ans, a travaillé dans sa jeunesse comme salarié dans une association d’insertion à Saint-Nazaire qui venait en aide à des chômeurs de longue durée. Dès ses premières années d’études, il a enchaîné les responsabilités syndicales, notamment comme responsable de la JOC (Jeunesse ouvrière chrétienne) à Paris, détaille Libération. La CFDT est devenue sous sa mandature le premier syndicat de France, public et privé confondus, en 2018.

Quelle est sa position ? La CFDT est le seul syndicat qui continue de soutenir l’idée d’un régime « universel », comme le souhaite le gouvernement. « Certains [considèrent] que le système actuel serait parfait. Je ne suis pas de ceux-là, je suis désolé, il n’est pas parfait, loin s’en faut, il est miné d’inégalités et ça met en cause la solidarité qui est absolument indispensable dans un système par répartition », a expliqué Laurent Berger sur France Culture. « On veut ce régime à une seule condition, c’est qu’on y instille des éléments de justice », parmi lesquels « la prise en compte de la pénibilité ».

On peut résoudre les inégalités en créant un régime universel, en mettant des mécanismes de compensation pour ceux qui sont les plus pénalisés aujourd’hui.

Laurent Berger sur France Culture : Comment peut-il participer au règlement du conflit ? Par sa tradition syndicale, la CFDT s’inscrit dans le dialogue. Mais l’organisation réformiste se retrouve prise entre deux feux et regrette l’épreuve de force qui est en cours. « Je suis préoccupé parce que la logique qui prévaut, c’est quand même de se mettre un peu sur la figure avant de commencer à discuter », a déclaré Laurent Berger sur France Culture. « De l’autre côté, on a un gouvernement qui veut montrer les bras, les muscles, pour dire : ‘s’il y a un peu d’affrontement, ça voudra dire que j’ai fait cette réforme’, c’est ridicule et c’est dangereux. » Laurent Berger reste vu par le gouvernement comme le meilleur interlocuteur pour trouver un compromis sur cette réforme.

Edouard Philippe : celui qui veut aller au bout de cette réforme.

Premier Ministre Édouard PHILIPPE

Qui est-il ? Edouard Philippe, 49 ans, est Premier ministre depuis maintenant plus de deux ans. Partie prenante de la recomposition politique voulue par Emmanuel Macron, l’ancien membre des Républicains affronte avec la réforme des retraites le dossier le plus épineux depuis son arrivée à Matignon. L’ancien maire du Havre a pris les choses en main et se retrouve en première ligne. Il va devoir user de ses talents de négociateur et de persuasion pour gagner la bataille de l’opinion et trouver une sortie de crise.

Quelle est sa position ? Pour le chef du gouvernement, cette réforme est inévitable. Sinon, « ce qui se produirait, nous le savons tous : nous demanderions à nos enfants de payer, c’est totalement injuste, je m’y refuse », explique-t-il au Monde. « Je crois que nos compatriotes savent que dans tous les autres pays, un allongement progressif de la durée du travail se met en place, et c’est un élément sur lequel travailler. » Conscient des difficultés pour faire accepter cette réforme, le Premier ministre tente aussi de séduire. « On pourra apporter des réponses extrêmement positives pour beaucoup de gens qui subissent des injustices dans le système actuel : les femmes, les agriculteurs, et ceux qui ont des parcours hachés, notamment », assure-t-il dans Le JDD.

Si on ne fait pas une réforme profonde, sérieuse, progressive aujourd’hui, quelqu’un d’autre en fera une demain brutale, vraiment brutale.

Edouard Philippe au « JDD » :

Comment peut-il participer au règlement du conflit ? Pour le moment, à l’image de son mentor Alain Juppé en 1995, le Premier ministre n’hésite pas à montrer les muscles et se dit « déterminé » à aller au bout de cette réforme. Mais l’exécutif sait qu’il va devoir faire encore preuve de patience et de dialogue. « On ne change pas un contrat social brutalement », rappelle Edouard Philippe dans Le Monde. Le gouvernement compte donc encore sur le dialogue social pour trouver une porte de sortie. Il a d’ores et déjà intégré le fait que la discussion se poursuivra au-delà de la présentation de la réforme prévue mercredi.

Lire la Source : https://www.francetvinfo.fr/economie/greve/greve-du-5-decembre/greve-du-9-decembre-martinez-philippe-delevoye-qui-sont-les-acteurs-cles-qui-peuvent-influer-sur-la-reforme-des-retraites_3736977.html

Fibre zone rurale foudres au Sénat


degroupnews.com – Fibre en zone rurale : l’Etat veut raboter les aides et s’attire les foudres des collectivités. L’Etat a dévoilé son projet de cahier des charges pour financer les futurs projets de réseaux fibre publics en zone rurale. Un dispositif beaucoup plus restrictif pas du tout au goût des collectivités.

Déploiement Fibre Optique en zone rurale…

Un feuilleton qui n’en finit pas, et qui tourne même au vinaigre. Celui des subventions du plan France THD pour aider à financer les réseaux de fibre optique en zone rurale. Les collectivités jugeaient déjà trop chiche l’effort global promis par le gouvernement. Elles sont désormais vent debout contre le projet de nouveau dispositif de subventions dévoilé cette semaine. Un cahier des charges qu’elles estiment taillé pour en donner encore moins aux territoires.

Précédemment, on Guichet France THD… : Résumé des épisodes précédents : pour financer les derniers projets de réseaux de fibre optique en zone rurale, les collectivités estime que l’Etat devra mettre la main à la poche, à hauteur de 630 millions d’euros. Ce dernier, après deux ans de gel des subventions, a finalement annoncé cet automne un nouvel effort de 140 millions, et peut-être plus à terme. Pas d’argent frais cependant : il s’agit, et s’agira, d’économies réalisées sur l’enveloppe de 3,3 milliards initialement dévolue aux réseaux d’initiative publique (RIP).

Pas assez, pas assez vite, pour être au rendez-vous du 100% fibre en 2025, ont protesté les collectivités. Lesquelles estiment qu’il faut dès à présent réserver 462 millions d’euros pour donner de la visibilité à plusieurs projets de RIP déjà dans les starting-blocks. En première ligne, ceux de la Bretagne et de l’Auvergne, qui nécessitent à eux seuls un appui de l’Etat estimé à 300 millions. Raison pour laquelle les sénateurs ont voté il y a quelques jours une rallonge de 322 millions d’euros pour le guichet France THD, via un amendement au projet de loi de Finances.

Le tout sous forme d’autorisations d’engagement et non de crédits de paiement. La différence a son importance, nous expliquait il y a peu Patrick Chaize. Pour le sénateur (LR) de l’Ain et président de l’Avicca (Association des villes et collectivités pour le numérique), l’opération n’aurait ainsi « aucune incidence » sur le budget 2020.

3.000.000 de prises non financées…

Ambiance « détestable » au Sénat : Las, même à plus long terme, le gouvernement ne souhaite pas s’engager sur des tels montants. « Nous n’avons pas besoin, dès 2020, des autorisations d’engagement, compte tenu des délais (…) et du montant d’autorisation d’engagement dont nous disposons. Nous sommes en réalité très large. Nous tenons le rythme », a ainsi assuré Agnès Pannier-Runacher. Pour la secrétaire d’Etat à l’Economie et aux Finances, le « point de blocage » est plutôt à rechercher du côté des difficultés de recrutement de la filière fibre.

S’ensuit une passe d’armes relatée par Public Sénat : « totalement faux », répond ainsi Patrick Chaize, rappelant le décalage entre l’obole du gouvernement et les seuls besoins du projet breton. Réponse cinglante d’Agnès Pannier-Runnacher : « Nous tenons les engagements. Nous avons suffisamment d’argent pour le faire. Je trouve un peu détestable de laisser penser que ce n’est pas exact ».

Les Sénateurs ont beau réclamer le soutien des députés à leur amendement, la position de la représentante du gouvernement laisse peu de doute quant au sort de cette initiative budgétaire lorsqu’elle repassera par l’Assemblée…

Vers un financement a minima pour les RIP fibre ? : C’est dans ce climat déjà passablement tendu que les collectivités découvrent l’évolution des conditions de financement des projets de réseaux d’initiative publique suggérée par le gouvernement. Ce projet de nouveau cahier des charges mis en consultation cette semaine ne va pas apaiser les esprits. Il propose en effet de « nouvelles modalités de calcul de la subvention de l’Etat (..) afin notamment de tenir compte des meilleures conditions économiques ». Pour l’exécutif, les attributions des deux dernières années ont démontré un appétit certain des investisseurs pour les RIP, qui auraient ainsi moins besoin du concours de l’Etat.

Raison pour laquelle les critères de subvention se révèle plus restrictifs que le premier opus, qui présidait jusqu’ici à l’octroi des aides d’Etat aux RIP de fibre optique. Beaucoup plus restrictif, même, selon l’Avicca, laquelle relève de nombreuses régressions : 92% de locaux financés au lieu de 100%, sur une base Insee obsolète qui plus est, décote doublée sur la desserte FttH, plafonds de financement inchangés pour des zones pourtant plus coûteuses à couvrir… Mais aussi disparition de plusieurs postes de financement : collecte, raccordement de sites prioritaires, dont les entreprises, mise à niveau des réseaux antérieurs et raccordement final.

« De l’effet levier à l’effet massue » : Un « leurre », s’étrangle l’Avicca, qui ne voit là qu’un moyen « d’ajuster le dispositif d’aides au reliquat de crédits disponibles ». Même analyse du côté de Mégalis, le réseau d’initiative publique qui dessert les 4 départements bretons. Pour son directeur général Patrick Malfait, « l’objectif est de faire rentrer le financement des 3 millions de lignes dans l’enveloppe de 140 millions d’euros ». Ambition jugée « inacceptable », puisqu’arithmétiquement intenable pour le vaste projet breton, d’un coût total d’1,2 milliard d’euros.

Mégalis souhaitait recevoir 200 millions d’euros de subventions pour les phases 2 et 3 de déploiement (1,1 million de lignes). Il devrait, selon les nouvelles modalités proposées par l’Etat, se satisfaire de moins de 60 millions d’euros, calcule Patrick Malfait. « On est passé de l’effet levier à l’effet massue », résume-t-il, rappelant que pour la seule phase 1 (240 000 lignes), l’aide du guichet France THD s’était élevée à… 80 millions.

L’addition de la fibre enfle pour les collectivités : Pour Mégalis, pas question pour autant de revoir à la baisse son projet de déploiement. L’ambition reste le « 100% FttH sans raccordement long » d’ici à fin 2026, confirme son directeur général. L’impact sera donc essentiellement financier. « Si l’Etat n’est pas au rendez-vous », prévient-il en effet, cela entraînera un « renchérissement de la charge pour toutes les strates des collectivités locales ».

Mise en garde également formulée du côté de l’Avicca, pour qui le projet de l’exécutif équivaut à « une flagrante rupture d’équité des territoires entre eux pour l’accès à la fibre optique ». En l’état, les 27 départements concernés par la nouvelle mouture seraient purement et simplement menacés de « relégation territoriale », prévient l’association.

Son verdict est donc sans appel : elle « rejette la quasi-totalité des nouvelles dispositions de ce ‘détestable’ projet de nouveau cahier des charges ». Mégalis, pour sa part, « n’imagine pas » que le dispositif finalement retenu n’évolue pas, à l’occasion de la consultation publique menée par Bercy jusqu’au 23 décembre 2019.

Par Yann Daoulas

Lire la Source : https://www.degroupnews.com/fibre-optique/fibre-zone-rurale-nouveau-cahier-charges-financement-rip

FRANCE 2, 1 BLESSÉ DE TROP


FRANCE 2 – arretsurimages.net – CHRONIQUE – FRANCE 2, ET LE BLESSÉ DE TROP

Une femme parle. Son compagnon vient de perdre un œil, à la manifestation de l’Acte 53 des Gilets jaunes. Elle dit :  « Je ne comprends pas comment en se levant le matin, pour aller montrer notre mécontentement pacifiquement, on perd un œil parce qu’on espère juste vivre mieux. C’est pas juste ». Et je ne sais pourquoi, en regardant ce reportage du compte Twitter 20H France 2 je pense : « c’est le blessé de trop ». C’est l’estropié de trop. Peut-être parce qu’on voit en direct la grenade lacrymogène lui massacrer l’œil, place d’Italie, à Paris. Peut-être parce que Manuel Timili est intérimaire dans l’automobile dans le Valenciennois, et que sa compagne, Séverine, travaille dans une maison de retraite. Peut-être parce que j’ai lu qu’ils ont quatre enfants chacun. Et parce que j’imagine les feuilles de paie, le frigo, les rangées de paires de baskets à remplacer.

Peut-être aussi parce que j’ai en mémoire ce terrifiant « nous ne sommes pas du même camp » du préfet-seigneur de guerre Lallement, celui qui commande en dernier ressort aux lanceurs de grenades. Peut-être parce qu’en entendant cette femme en appeler à la justice, sans majuscule, je ne peux qu’être de son côté, de son camp, pour parler comme Lallement. Tous les estropiés sont des estropiés de trop. Mais Manuel Timili est l’image incontestable de la terreur d’État qui s’abat sur des Français ordinaires.

Par curiosité, je vais voir le sujet du 20 Heures de France 2, tel que diffusé à la télé, et non sur les réseaux sociaux. Il ne reste que quelques secondes du témoignage de Séverine. Il est noyé dans un reportage classique, retraçant le contexte du jet de grenade. Et truffé d’imperceptibles mensonges. « Certains manifestants refusent de quitter la place » dit par exemple le commentaire, alors que tous les témoignages (dont celui de notre chroniqueuse Mathilde Larrère) concordent : ce jour-là, la police interdisait de quitter la place, transformée en nasse.

Lire la suite, la source : https://www.arretsurimages.net/chroniques/le-matinaute/france-2-et-le-blesse-de-trop

Grève du 5 décembre


BFMTV – Grève du 5 décembre 2019 : des syndicats de police appellent à fermer les commissariats.

Plusieurs syndicats appellent les policiers à rejoindre le mouvement de grève prévu le 5 décembre prochain contre la réforme des retraites.

Cheminots, salariés de la RATP, personnels hospitaliers, professeurs, pompiers… Ils sont nombreux à lancer un appel à la mobilisation générale le 5 décembre prochain pour protester contre la réforme des retraites prévue par l’exécutif. Alors qu’ils étaient près de 30.000 à manifester le 2 octobre dernier pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail, les policiers rejoignent le mouvement. Plusieurs syndicats appellent notamment à fermer les commissariats, si l’exécutif ne répond pas à leurs attentes d’ici là.

 » Malgré les 27.000 policiers dans la rue le 2 octobre dernier, l’administration nous ignore « , déplorent les organisations dans un communiqué. « Faisons-nous entendre le 5 décembre  » avec  » des actions dans tous les services de 10h à 15h « , précisent les syndicats.

 » On a été assez patients  » : Alliance et UNSA Police proposent ainsi de  » fermer symboliquement les commissariats sauf urgence absolue « , et invitent les agents à ne faire aucune intervention sauf en cas d’appels d’urgence.  » Manifestons à notre façon et agissons à la hauteur du manque de considération que nous porte le gouvernement « , lancent-ils.

 » C’est un ultimatum, on a été assez patients « , explique Fabien Vanhemelryck, secrétaire général d’Alliance.  » La maison police brûle et les ministres regardent ailleurs. Ils ne se rendent pas compte de la situation, c’est du jamais vu. On a des discours de soutien de leur part mais jamais les actes « , ajoute-t-il.

 » C’est une mobilisation logique dans la continuité du 2 octobre. Nous n’avons encore rien obtenu « , a confirmé Patrice Ribeiro du syndicat Synergie-Officiers qui participe à l’appel.  » On nous utilise et on nous rince depuis 53 semaines  » de manifestations de gilets jaunes, a-t-il rappelé  » et il n’y a pas de prise en compte du malaise profond des policiers « .

Mélanie Rostagnat avec AFP

Mon Compte Formation


service-public.fr – Lancement de l’application mobile Mon Compte Formation

Publié le 21 novembre 2019 – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

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Réforme des Retraites


LADEPECHE.FR – Accueil – France – Monde – Société – Réforme des retraites : le départ à 62 ans, c’est fini ?

Emmanuel Macron et le Gouvernement vont sans doute devoir revoir leur copie en ce qui concerne la mise en œuvre du nouveau système universel de retraite.

Dans un rapport remis cette semaine au gouvernement, le Conseil d’orientation des retraites (COR) estime que le budget alloué au système de retraites sera toujours dans le rouge en 2025, date à laquelle est prévue la mise en application du nouveau régime universel. Pour combler ce déficit, le recul de l’âge de départ à la retraite est toujours envisagé. Une véritable épine dans le pied pour le Gouvernement. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) va remettre cette semaine un rapport quelque peu pessimiste sur les prévisions du régime de retraites en 2025, date de la mise en œuvre de la réforme prévue par le Gouvernement. Selon le document présenté cette semaine, dans six ans, le régime actuel de retraites sera toujours déficitaire de 7,9 à 17,2 milliards d’euros. D’ici 2025, avant la mise en application de la réforme, la majorité présidentielle devra donc combler ce déficit. Or Emmanuel Macron et son Premier ministre, Édouard Philippe, souhaitaient à l’origine que les retraites soient à l’équilibre au moment de l’entrée en vigueur de leur réforme.

Âge de mise en retraite de 62 à 63 ans ? : Et cette question : en 2025, faudra-t-il se lancer dans un nouveau système universel de retraite alors que l’ancien est toujours dans la zone rouge ? Pour éviter cette situation, le Conseil d’orientation des retraites donne quelques pistes à étudier. Et le recul de l’âge de départ à la retraite revient à la charge, dans les grandes lignes du rapport qui sera remis ce jeudi. Le Gouvernement s’était pourtant refusé à repousser cet âge de départ. Cela fait pourtant partie des préconisations du COR qui conseille de rallonger la durée de cotisation « de 2,5 mois à 5,4 mois par génération l’âge d’ouverture des droits », peut-on lire dans le rapport. Il s’agirait alors, selon ces calculs, de reculer d’ici à 2025, l’âge de départ à la retraite de 62 ans à 63 ans, « voir 64,3 ans pour la génération née en 1963 », selon les scénarios retenus. Un rapport explosif, alors qu’approche la journée d’action et de grève prévue le 5 décembre prochain.

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Éxodo 20:13 No matarás. Éxodo 21:14 Además, si alguno se ensoberbeciere contra su prójimo, y lo matare con alevosía, de mi altar lo quitarás para que muera. Levítico 20:13 Si un hombre tiene relaciones sexuales con otro hombre como si fuera con una mujer, ambos han hecho algo repugnante y deben morir; serán los responsables de su propia muerte. Levítico 21:14 No tomará viuda, ni repudiada, ni infame ni ramera, sino tomará de su pueblo una virgen por mujer. Exodus 20:13 You shall not kill. Exodus 21:14 But if a man willfully attacks another to kill him treacherously, you shall take him from my altar, that he may die. Leviticus 20:13 If a man has sexual relations with a man as one does with a woman, both of them have done what is detestable. They are to be put to death; their blood guilt is on themselves. Leviticus 21:14 A widow, or one divorced, or a woman who has been defiled, or a harlot, these he shall not marry; but he shall take to wife a virgin of his own people.

El Papa bendice a los asesinos y predica en contra del ajusticiamiento, yo maldigo a los asesinos y predico en contra del asesinato. The Pope blesses the murderers and preaches against the execution, I curse the murderers and preach against the murder. El blog del jinete del caballo blanco, el que juzga con justicia – Mateo 24:21-24, Daniel 12:1-3 El tiempo del fin y de la revelación del juicio de Dios – Jesús [Josué], Jesús tenía cabello corto Isaías 43:10 Vosotros sois mis testigos, dice Jehová, y mi siervo que yo escogí, para que me conozcáis y creáis, y entendáis que yo mismo soy; antes de mí no fue formado dios, ni lo será después de mí. 11 Yo, yo Jehová, y fuera de mí no hay quien salve. Tocan la puerta, salgo y veo un grupo de gente, les pregunto:’¿quienes son ustedes?’, me responden: “somos los testigos de Jehová, queremos predicarte la Palabra de Dios en la Biblia…”, yo respondo: “ustedes son los falsos testigos de Jehová porque predican la Biblia, un libro que miente en Hebreos 5:9 al decir que Jesús es el Salvador, un libro que miente en Mateo 5:38-48 o Lucas 6:27-36 al decir que Jesús dijo que Jehová ama a sus enemigos, nada mas alejado de la realidad (Deuteronomio 32, Salmos 5, Salmos 110)”. Salmos 15:1 Jehová, ¿quién habitará en tu tabernáculo? ¿Quién morará en tu monte santo? 2 El que anda en integridad y hace justicia, Y habla verdad en su corazón. 3 El que no calumnia con su lengua, Ni hace mal a su prójimo, Ni admite reproche alguno contra su vecino. 4 Aquel a cuyos ojos el vil es menospreciado, Pero honra a los que temen a Jehová. El que aun jurando en daño suyo, no por eso cambia; 5 Quien su dinero no dio a usura, Ni contra el inocente admitió cohecho. El que hace estas cosas, no resbalará jamás. Soy amigo de la justicia, soy enemigo de la injusticia. Amo la justicia, odio la injusticia. No puedo amar la justicia y la injusticia a la vez, por eso no es cierto que el justo haya pedido amar la injusticia, los injustos hacen injusticia, no es cierto que el justo haya pedido amar a los enemigos, porque los enemigos de los justos hacen injusticia, porque amar a los injustos es amar la injusticia que estos practican, porque la mordedura de perro es a causa del perro!. Gente, ¿cuantos mas se darán cuenta que a muchos nos han engañado!!?, Génesis 3:13-15 Jehová dijo a la mujer: ¿Qué has hecho? La mujer respondió: La serpiente me engañó, y comí. Por ello Jehová dijo a la Serpiente: “Serás maldita entre todas las bestias y animales del campo; te arrastrarás sobre tu pecho y comerás polvo todos los días de tu vida, pondré enemistad entre ti y la mujer, y entre tu descendencia y la de ella, esta te herirá la cabeza y tú herirás la herirás en el talón. Proverbios 29:27 Los justos odian a los malos, y los malos odian a los justos. Amo la justicia y odio la injusticia: Salmos 45:7 Has amado la justicia y aborrecido la maldad; Por tanto, te ungió Dios, el Dios tuyo, Con óleo de alegría más que a tus compañeros.. Por lo tanto, los justos entenderán que una bestia griega, Cleóbulo de Lindos, dijo lo que un sabio judío, Josué el Mesías, nunca dijo! Dios no ama a todos, pero el falso profeta dice que Dios ama a todos porque el falso profeta solo quiere clientes que le enriquezcan y por eso les vende esa mentira a los injustos con este mensaje: “Dios te ama” o “Jesús te ama” o “Cristo te ama” – . Salmos 5:4 Porque tú no eres un Dios que se complace en la maldad; El malo no habitará junto a ti. 5 Los insensatos no estarán delante de tus ojos; Tu odias a todos los que hacen maldad. 6 Destruirás a los que hablan mentira; Jehová odia al hombre sanguinario y mentiroso. Salmos 5:11 Pero alégrense todos los que en ti confían; Den voces de júbilo para siempre, porque tú los defiendes; En ti se regocijen los que aman tu nombre. 12 Porque tú, oh Jehová, bendecirás al justo; Como con un escudo lo rodearás de tu favor.. Daniel 7:10 El tribunal se sentó, Y se abrieron los libros. Salmos 110:5 El Señor está a tu diestra; Quebrantará a los reyes en el día de su ira. 6 Juzgará entre las naciones, Las llenará de cadáveres; Quebrantará las cabezas en muchas tierras. 7 Del arroyo beberá en el camino, Por lo cual levantará la cabeza. 1 Corintios 6:2 ¿Acaso no saben ustedes que el pueblo santo ha de juzgar al mundo? 2 Tesalonicenses 2:8 se manifestará aquel inicuo, a quien el Señor matará con el espíritu de su boca. El papa Francisco declaró que la pena de muerte es inaceptable en todos los casos, dice: “Existe una creciente conciencia de que la dignidad de la persona no se pierde incluso después de la comisión de crímenes muy graves”. Proverbios 28:4 Los que abandonan la ley alaban a los impíos, pero los que guardan la ley luchan contra ellos. Isaías 11:4 y con el espíritu de sus labios matará al impío. Ninguna iglesia que predica la Biblia es una iglesia de Dios, porque Dios no ama a su enemigos (Salmos 5), Dios solo ama a los justos, precisamente porque Dios no ama a los injustos, es que ellos no van a heredar el reino de Dios: 1 Corintios 6:9 ¿No sabéis que los injustos no heredarán el reino de Dios? No erréis; ni los fornicarios, ni los idólatras, ni los adúlteros, ni los afeminados, ni los que se echan con varones, 10 ni los ladrones, ni los avaros, ni los borrachos, ni los maldicientes, ni los estafadores, heredarán el reino de Dios. (Daniel 2:44 Y en los días de estos reyes el Dios del cielo levantará un reino que no será jamás destruido, ni será el reino dejado a otro pueblo; desmenuzará y consumirá a todos estos reinos, pero él permanecerá para siempre). Tanto en los Evangelios Apócrifos como en el Nuevo testamento de la Biblia se han incluido verdades, principalmente en forma de parábolas, con muchas mentiras, que se crearon en los concilios del imperio que mató a los verdaderos cristianos. ( https://bestiadn.com/2019/08/18/el-culto-a-zeus/ )Muestro los argumentos que ponen en evidencia que Cristo tenía cabello corto (https://bestiadn.com/2019/04/21/cristo-utilizo-el-cabello-corto/ ). Salmos 118:16 .. La diestra de Jehová hace valentías. 17 No moriré, sino que viviré, y contaré las obras de Jehová (yo daré testimonio de la verdad : El Libro de la Verdad : la palabra de Jehová). Mateo 24:31 Y El enviará a sus ángeles [mensajeros] con una gran trompeta (se publica la verdad, se da anuncio) y juntarán a sus escogidos (el verdadero pueblo de Israel – los 144,000 justos ) de los cuatro vientos (las costas), .. Isaías 42:2 No gritará, ni alzará su voz, ni la hará oír en las calles. (https @ www – Solo es posible con la Internet y ya existe, entonces ya es el tiempo) Isaías 42:4.. y las costas (los cuatro vientos) esperarán su ley. Salmos 110:1 Jehová dijo a mi Señor: Siéntate a mi derecha hasta que ponga a tus enemigos por estrado de tus pies. No son las religiones de muchedumbres de adeptos las que predican la verdad, porque muchos son los llamados, pero pocos los escogidos. Mateo 22:14 Porque muchos son llamados, y pocos escogidos. Apocalipsis 14:3 Y cantaban un cántico nuevo delante del trono, y delante de los cuatro seres vivientes, y de los ancianos; y nadie podía aprender el cántico sino aquellos ciento cuarenta y cuatro mil que fueron redimidos de entre los de la tierra (Daniel 12:10, Juan 8:43, Juan 8:47). https://bestiadn.com/2020/01/16/the-pope-blesses-the-murderers-and-preaches-against-the-execution-i-curse-the-murderers-and-preach-against-the-murder/ Aunque pueda contener algunas frases sabias, (Esa es la estrategia de Satanás para llamar a sus mentiras: “la palabra de Jehová”, como lo hicieron los falsos profetas (los hijos de Satanás) en la antigüedad y ahora .. (Isaías 5:20-25), es como sucede con los fajos de billetes falsos combinados con billetes verdaderos) Eclesiastés es un libro que no debió ser considerado sagrado, basándome en su contenido, yo estoy seguro no lo escribió Salomón aunque se especule eso (https://777healthblog.wordpress.com/2019/07/19/cual-es-la-diferencia-entre-eclesiastico-y-eclesiastes/ ), no debería ser citado como una referencia de texto sagrado, dice por ejemplo que los muertos no tienen sentimientos y que no volverán a la vida (los falsos “testigos de Jehova” avalan ese libro). “Eclesiastés 9:5 Porque los que viven saben que han de morir; pero los muertos nada saben, ni tienen más paga; porque su memoria es puesta en olvido. 6 También su amor y su odio y su envidia fenecieron ya; y nunca más tendrán parte en todo lo que se hace debajo del sol. Daniel 12:1 En aquel tiempo se levantará Miguel, el gran príncipe que está de parte de los hijos de tu pueblo; y será tiempo de angustia, cual nunca fue desde que hubo gente hasta entonces; pero en aquel tiempo será libertado tu pueblo, todos los que se hallen escritos en el libro. 2 Y los muchos que duermen en el polvo de la tierra serán despertados (volverán a vivir – reencarnarán), unos para vida eterna, y otros para vergüenza y confusión perpetua. ¿Vieron la contradicción?: Apocalipsis 6:9 Cuando abrió el quinto sello, vi bajo el altar las almas de los que habían sido muertos por causa de la palabra de Dios y por el testimonio que tenían. 10 Y clamaban a gran voz, diciendo: ¿Hasta cuándo, Señor, santo y verdadero, no juzgas y vengas nuestra sangre en los que moran en la tierra? 11 Y se les dieron vestiduras blancas, y se les dijo que descansasen todavía un poco de tiempo, hasta que se completara el número de sus consiervos y sus hermanos, que también habían de ser muertos como ellos. Isaías 66:22 Porque como los cielos nuevos y la nueva tierra que yo hago permanecerán delante de mí, dice Jehová, así permanecerá vuestra descendencia y vuestro nombre. (Génesis 3:15 “la descendencia de la mujer” ) Daniel 12:3 Los entendidos resplandecerán como el resplandor del firmamento; y los que enseñan la justicia a la multitud, como las estrellas a perpetua eternidad. Mateo 13:43 Entonces los justos resplandecerán como el sol en el reino de su Padre. El que tiene oídos para oír, oiga. Isaías 66:23-24 Y de mes en mes, y de día de reposo en día de reposo, vendrán todos a adorar delante de mí, dijo Jehová. Y saldrán, y verán los cadáveres de los hombres que se rebelaron contra mí; porque su gusano nunca morirá, ni su fuego se apagará, y serán abominables (Génesis 3:15 “La descendencia de la Serpiente”), ellos serán abominables para todos. https://bestiadn.com/2020/01/15/jesus-jamas-le-dijo-a-los-injustos-dios-te-ama-tal-como-eres-y-punto/

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