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Articles Tagués ‘Politique’

Sortez ! Colère d’Emmanuel Macron


leparisien.fr – Politique – Sortez ! – « Sortez ! » : les images du coup de colère d’Emmanuel Macron contre la police israélienne. – Le président français, en visite à Jérusalem, s’en est pris à la police israélienne. Notre reporter était sur place.

Par Ava Djamshidi – Le 22 janvier 2020 à 16h09, modifié le 22 janvier 2020 à 16h21.

Les images rappellent évidemment la visite et la colère de Jacques Chirac dans la même ville, en 1996. Ce mercredi, Emmanuel Macron s’en est pris à la police israélienne, à qui il reprochait d’avoir cherché à entrer dans le domaine national de Sainte-Anne, un des quatre territoires français de Jérusalem.

« Tout le monde connaît les règles, je n’aime pas ce que vous avez fait face à moi, sortez ! » intime le président de la République aux policiers. « Personne n’a à provoquer personne, ok ? Restons calmes », ajoute-t-il dans une vidéo tournée par notre journaliste sur place.

VIDÉO. Le coup de colère d’Emmanuel Macron contre les services de sécurité israéliens.

Ce mercredi matin déjà, une altercation avait opposé les services de l’ordre français et israéliens, qui souhaitaient entrer dans cette enclave française. Les policiers avaient failli en venir aux mains, les Français arguant qu’il s’agit d’un domaine national.

Le domaine de Sainte-Anne, qui fait partie des quatre territoires français de Jérusalem, appartient à la France depuis le milieu du XIXe siècle, explique le Consulat Général de France à Jérusalem. Cette église romane, bâtie au XIIe siècle, « est considérée comme celui de la maison des parents de la Vierge Marie et de la piscine de Béthesda où, selon les Evangiles, le Christ guérit un paralytique ».

Un air de Jacques Chirac : Ces images résonnent avec celle de la visite de Jacques Chirac, le 22 octobre 1996, là aussi dans la vieille ville. Le président de la République avait alors invectivé les policiers israéliens, qui empêchaient les passants de lui serrer la main et bousculaient les journalistes présents sur place.

VIDÉO. Le coup de sang de Jacques Chirac en 1996

« Vous voulez que je reprenne mon avion et que je retourne en France, c’est ça ? », avait-il réagi, dans un anglais à l’accent prononcé. Un épisode qui lui avait valu une gloire certaine dans les territoires palestiniens, et le courroux des Israéliens, perçus alors comme agresseurs dans le conflit.

Le rapprochement entre l’ancien président et Emmanuel Macron a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Le porte-parole du PCF Ian Brossa a moqué le président sur Twitter, en affirmant qu’il « singeait Chirac pour faire oublier qu’il mène la politique de Sarkozy ».

« L’imitation de Jacques Chirac est pleine de bonne volonté, accent français inclus, mais cela sonne… moins spontané », juge de son côté le député LR Julien Aubert.

Lire la Source : http://www.leparisien.fr/politique/sortez-les-images-du-coup-de-colere-d-emmanuel-macron-contre-la-police-israelienne-22-01-2020-8241918.php

Palais de l'Élysée, Appel menaçant


gala.fr – Emmanuel Macron à nouveau menacé : cet appel téléphonique glaçant reçu à l’Elysée. Un Homme voulait « KIDNAPPER » le chef de l’État.

Par Johanna Amselem – lundi 20 janvier 2020 à 10h26

Crédits photos : Hamilton/Pool/Bestimage

Le président de la République a, une nouvelle fois, été la cible d’une menace. Emmanuel Macron a reçu un appel malveillant d’un habitant du Puy-de-Dôme. L’homme a été arrêté par les forces de l’ordre.

Au quotidien, Emmanuel Macron doit faire face à de nombreuses menaces. Ce vendredi 17 janvier, le chef de l’Etat et son épouse assistaient à une représentation de « La Mouche » au théâtre des Bouffes du Nord, dans le Xe arrondissement de Paris. Une foule de manifestants a tenté de prendre d’assaut le théâtre et a clamé son mécontentement au chef de l’Etat. Face à la multiplication des menaces, la sécurité du président de la République doit se réinventer et se réorganiser au quotidien pour assurer la protection d’Emmanuel Macron. « L’environnement a changé, ce qui nous force à nous réinventer. (…) Nous devons intégrer un paramètre nouveau : l’existence de mouvements disruptifs », raconte au Parisien un délégué du syndicat Alliance au service de la protection.

Ce dimanche 19 janvier, nos confrères du journal La Montagne ont révélé une nouvelle menace dont le chef de l’Etat a été victime. Vendredi 17 janvier, l’Elysée a reçu un appel téléphonique glaçant : un habitant du Puy-de-Dôme assurait avoir été « envoûté » par Emmanuel Macron et menaçait de « le kidnapper » et « le torturer ». Immédiatement, le parquet de Clermont-Ferrand a été informé de la situation et la police est alors partie à la recherche du suspect. En vain.

Le lendemain matin, l’homme a récidivé, appelant le commissariat local pour répéter « son funeste projet », toujours selon La Montagne. Le suspect, un Congolais de 40 ans, a été arrêté dans un foyer où il résidait. Tenant des propos « confus », il a été hospitalisé d’office en psychiatrie. On ne sait pas encore s’il sera poursuivi. En décembre dernier, un habitant de l’Oise qui avait menacé sur Facebook de tuer Emmanuel Macron a été condamné à trois mois de prison avec sursis. Et en mars, une Gilet jaune de 31 ans, habitante de l’Aisne, avait écopé d’une amende de 500 euros dont 400 avec sursis après un message posté sur Facebook où elle demandait « une balle pour ce type », toujours à propos d’Emmanuel Macron.

Lire la Source : https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/emmanuel-macron-a-nouveau-menace-cet-appel-telephonique-glacant-recu-a-lelysee_441821

France Investissements 4 milliards


ACCUEIL – ÉCONOMIE – « Choose France » : L’Élysée annonce pour près de 4 milliards d’euros d’investissements en France. ATTRACTIVITÉ – MSC, Coca-Cola et AstraZeneca ont annoncé ces nouveaux investissements à la veille d’un sommet économique organisé lundi à Versailles.

Par 20 Minutes avec AFP – Publié le 19/01/20 à 23h04 — Mis à jour le 19/01/20 à 23h04.

Les chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire, en juin 2019. — SEBASTIEN SALOM GOMIS/SIPA

« Santé, transport, banque, agroalimentaire, télécoms, numérique… Il y a des annonces sur tous les territoires, dans tous les secteurs et pour tout type d’emplois », s’est félicité la présidence de la République. Près de 4 milliards d’euros provenant de grands groupes étrangers vont être investis en France, a annoncé dimanche soir l’Elysée, en amont du 3e sommet « Choose France » destiné à montrer que l’Hexagone attire encore, malgré les mouvements sociaux.

Parmi ces annonces, la plus importante provient de l’armateur italo-suisse MSC, qui a passé une commande d’un montant de 2 milliards d’euros aux Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire pour deux nouveaux paquebots, livrables en 2025 et 2027 et propulsés au GNL (gaz naturel liquéfié). Cette commande ferme s’accompagne de la signature de deux protocoles d’accord entre MSC et les chantiers navals, portant potentiellement sur 4 milliards d’euros d’investissements supplémentaires, a précisé l’exécutif.

200 patrons invités au château de Versailles : Emmanuel Macron a convié lundi, lors de la 3e édition du sommet « Choose France », près de 200 patrons français et étrangers au château de Versailles, à la veille du Forum économique mondial (WEF) de Davos. Comme en 2018, la France demeure la deuxième destination pour les investisseurs étrangers en Europe derrière l’Allemagne et devant le Royaume-Uni. Entre 2017 et 2019, son attractivité a progressé du 22e au 15e rang du classement publié par le WEF, « soit la meilleure progression du top 20 », selon l’Elysée. Selon Matignon, les investissements directs étrangers dans les entreprises françaises ont crû de plus de 5 milliards d’euros en 2018 (soit une hausse de 20 %) « et l’année 2019 promet de battre de nouveaux records ».

Plusieurs organisations syndicales – CGT, FO, FSU et Solidaires des Yvelines – ont déjà annoncé qu’elles en profiteraient pour manifester sur place, au 47e jour de grève contre la réforme des retraites, afin de demander le retrait du projet.

MSC, Coca-Cola et AstraZeneca : La construction à Saint-Nazaire des deux nouveaux paquebots de 6.700 passagers chacun va générer « 14 millions d’heures de travail, correspondant à 2.400 emplois pendant trois ans et demi », précise l’exécutif. L’accord prévoit également le développement d’une nouvelle classe de paquebots au GNL ainsi que celui d’un nouveau prototype de bateaux propulsés pour partie à la voile, intégrant de fait les « meilleures innovations en matière environnementale », le secteur de la croisière étant régulièrement accusé d’énormément polluer.

Parmi les autres annonces dans le cadre de « Choose France » figure la décision de Coca-Cola et de son embouteilleur d’investir un milliard d’euros sur cinq ans en France, dont la moitié pour renforcer son réseau de production et de distribution, et l’autre pour « soutenir le développement de ses marques actuelles et introduire de nouveaux produits sur le marché français ».

En outre, le géant pharmaceutique AstraZeneca a annoncé un investissement de plus de 450 millions d’euros (500 millions de dollars) sur cinq ans en France, dont plus de 200 millions d’euros pour son site de Dunkerque où M. Macron est attendu lundi. Le groupe anglo-suédois, qui emploie environ 1.000 salariés en France, va en particulier poursuivre le développement de son site de Dunkerque, spécialisé dans la production de produits aérosols pour le traitement de l’asthme et de la bronchopneumopathie chronique obstructive, souligne-t-il dimanche dans un communiqué. Une centaine d’emplois seront créés « pour accompagner cette montée en puissance », précise AstraZeneca.

Lire la Source : https://www.20minutes.fr/economie/2698819-20200119-choose-france-elysee-annonce-pres-4-milliards-euros-investissements

France, Riposter aux pillages ?


latribune.fr – La France va enfin riposter au pillage de ses pépites industrielles. Trop tard ?

Par Pierre Manière – 16/01/2020, 6:00 – 2415 mots.

Une turbine à gaz en construction, en 2014, à l’usine GE de Belfort. Le ministère de la Justice américaine est soupçonné d’avoir mené une enquête pour corruption à l’encontre d’Alstom pour favoriser la prise de contrôle de la branche Energie de l’entreprise par GE. (Crédits : Reuters)

De la vente controversée d’Alstom à GE au passage de Technip sous la coupe de l’américain FMC, nombreux sont les groupes stratégiques français passés sous pavillon étranger. Face à ce dépeçage, l’exécutif tente de reprendre la main.

La liste est longue. On ne compte plus le nombre de fleurons stratégiques et de pépites technologiques qui sont passés, ces dernières années, sous pavillon étranger. Parmi les disparitions les plus notables, il y a celle de Pechiney. Le champion français de l’emballage et de l’aluminium a été racheté en 2003 par le canadien Alcan, lequel s’est fait avaler, en 2007, par le géant minier anglo-australien Rio Tinto. En 2006, c’est Arcelor, le sidérurgiste européen, qui filait, au terme d’une OPA hostile, dans l’escarcelle du géant indien Mittal pour plus de 18 milliards d’euros. En 2016, c’est le fleuron des équipements télécoms Alcatel qui atterrit chez Nokia. Avec cette emplette, le groupe finlandais fait aussi main basse sur Alcatel Submarine Networks, le champion des câbles de communication sous-marins.

Citons enfin Technip, un cador de l’ingénierie pétrolière. Celui-ci est passé en 2017 sous la coupe du texan FMC Technologies, deux fois plus petit que lui. L’opération a été bouclée au terme d’une « fusion entre égaux » qui s’est soldée, dans les faits, par une absorption du champion français. Trois ans plus tard, la nouvelle entité va être scindée en deux. Mais les Américains doivent conserver les stratégiques activités sous-marines, dont l’essentiel provient du groupe français…

L’électrochoc du deal Alstom-GE : Reste qu’un deal, en particulier, a fait figure d’électrochoc : celui du rachat de la branche Énergie d’Alstom par General Electric (GE) pour près de 13 milliards d’euros en 2014. Avec cette emplette, le groupe américain a récupéré des activités précieuses et stratégiques pour la France dans les turbines à gaz et à vapeur, l’éolien en mer et les réseaux électriques. L’opération a suscité de très vives critiques dans la sphère politique, notamment parce qu’elle revient à confier la maintenance des turbines des réacteurs nucléaires français à un acteur étranger.

L’armée et les services de renseignement ont aussi déploré cette vente. En février 2018, Alain Juillet, ex-directeur du renseignement à la DGSE et président de l’Académie de l’intelligence économique, n’a pas caché, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, tout le mal qu’il pensait de l’opération : « Dans le cas d’Alstom, nous avons vendu aux Américains la fabrication des turbines des sous-marins nucléaires, de sorte que l’on ne peut plus produire en France de tels sous-marins sans une autorisation américaine, a-t-il fustigé. C’est une perte de souveraineté absolue ».

Macron très critiqué : Emmanuel Macron a été très critiqué dans sa gestion du dossier, puisque c’est lui qui a donné le feu vert au deal, le 5 novembre 2014, alors qu’il était ministre de l’Économie. Le député LR Olivier Marleix a même soupçonné un « pacte de corruption » qui aurait pu, dans cette affaire, bénéficier à l’actuel locataire de l’Élysée. Une enquête est aujourd’hui menée par le Parquet national financier (PNF), qui doit lever le voile sur le rôle d’Emmanuel Macron. En outre, le ministère de la Justice américaine (DoJ) est soupçonné d’avoir mené une enquête pour corruption à l’encontre d’Alstom (qui s’est soldée par une amende de 772 millions de dollars) pour favoriser la prise de contrôle de l’entreprise. C’est ce que soutient Frédéric Pierucci, un ancien dirigeant du groupe, qui a passé deux ans en prison aux États-Unis dans le cadre de cette affaire. « Ce n’est pas une conjecture, les preuves matérielles sont là », canardait-il en janvier 2019 dans un entretien à Marianne.

De manière générale, le DoJ est régulièrement accusé, sous couvert de mener des enquêtes anti-corruption, de servir aux États-Unis de bras armé dans leur guerre économique, en particulier lorsqu’ils lorgnent des groupes étrangers. Avant sa vente à FMC, Technip a d’ailleurs fait l’objet d’une offensive du DoJ, laquelle s’est soldée par le paiement d’une amende de 338 millions de dollars en 2010. « Il y a une véritable instrumentalisation de cette procédure au service de l’économie et des entreprises américaines », constate le député Raphaël Gauvain (LREM), auteur d’un rapport sur les lois et mesures à portée extraterritoriale.

Le choix de coller au modèle anglo-saxon : Comment un tel pillage industriel a-t-il pu se produire ? Pourquoi les pouvoirs publics n’ont-ils pas su protéger les intérêts du pays ? Beaucoup fustigent le manque de vision industrielle, depuis les années 1990, de la classe économique et politique. Pour le journaliste Jean-Michel Quatrepoint, qui a notamment dirigé L’Agefi et La Tribune, le problème est profond. Il découle, selon lui, du choix de « coller au modèle anglo­-saxon », dans le contexte d’une économie qui se financiarisait à toute vitesse. En adoptant ce modèle, « le plus grave est que nous avons pri­vilégié la macroéconomie au détriment de la microéconomie », expliquait-il en décembre 2017, lors d’une audition à l’Assemblée nationale.

Il en veut pour preuve la disparition du ministère de l’Industrie, qui a été absorbé par Bercy au sein du gouvernement Jospin, en 1997. Résultat : « Les services de Bercy, l’Inspection des finances et la direction du Trésor ont pris l’ascendant idéologique sur ceux qui s’occupaient de l’industrie française, constate Jean-Michel Quatrepoint. Cela a eu une conséquence majeure : les compétences industrielles ont disparu du ministère de l’Économie ».

Une prise de conscience de l’Etat français ? : Aujourd’hui, l’exécutif se dit décidé à réagir et à mettre les moyens pour défendre ses intérêts souverains. « Depuis un an, nous avons renforcé la protection de nos actifs stratégiques », affirme Thomas Courbe, le chef de la Direction générale des entreprises (DGE). Depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron, une nouvelle cartographie des grands groupes, startups et laboratoires de recherche stratégiques a vu le jour, afin de mieux les protéger contre les menaces extérieures. Pour les défendre, une nouvelle organisation interministérielle a aussi été mise en place. « Concernant les entreprises de la base industrielle et technologique de défense (BITD), nous travaillons en étroite collaboration avec le ministère des Armées et la Direction générale de l’armement, précise Thomas Courbe. Nous procédons ainsi avec tous les ministères qui sont en relation avec des sociétés stratégiques, par exemple ceux de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, de la Santé, du Transport et de l’Énergie, ou de l’Agriculture ».

En parallèle, le gouvernement renforce, depuis un an, le dispositif de contrôle des investissements étrangers en France (IEF). Les technologies dites « critiques » – dont la cybersécurité, l’intelligence artificielle, les semi-conducteurs ou le stockage de l’énergie – font l’objet d’une attention particulière des pouvoirs publics. En outre, le gouvernement peut désormais bloquer une acquisition dès lors que la participation envisagée par un investisseur étranger porte sur un minimum de 25% du capital, contre 33% auparavant. Pas sûr, toutefois, que ces initiatives soient suffisantes pour préserver les domaines les plus stratégiques face aux offensives, de plus en plus féroces, des États-Unis ou de la Chine.

LATÉCOÈRE, UN NOUVEL ACTIF INDUSTRIEL CROQUÉ PAR UN AMÉRICAIN : Latécoère, ou un gâchis à la française… Une vraie spécialité ces dernières années. À la fin des années 2000, le groupe toulousain devait être le pivot de la consolidation de la filière aérostructure en rachetant les activités d’Airbus sous l’œil bienveillant de l’État français pour créer un groupe de taille mondiale. Mais tout a déraillé en raison notamment de la fragilité financière du moment de Latécoère, Airbus (EADS à l’époque) renonçant en 2008 à lui vendre ses activités, qui, depuis, ont été regroupées au sein de Stelia Aerospace. Plus de dix ans plus tard, l’équipementier toulousain, également spécialisé dans les systèmes d’interconnexion, finit dans les bras d’un fonds d’investissement américain pourtant plutôt spécialisé dans la hightech, Searchlight, un temps lié au puissant fonds KKR. Ce fonds américain détient désormais 65,55 % du capital de Latécoère. Très clairement un semi-échec pour Searchlight, qui souhaitait au départ détenir 100 % de sa proie.

Surtout, Latécoère passe sous la bannière étoilée avec tous les inconvénients que cela suppose pour la souveraineté française d’un groupe qui travaille sur des programmes aussi sensibles que le Rafale, l’A400M, les satellites militaires français (harnais) et, surtout, le missile nucléaire M51. L’ombre de la réglementation américaine Itar pourrait planer une nouvelle fois sur tous ces programmes militaires, dont certains sont des fers de lance de l’industrie française à l’exportation. Sans compter la problématique extrêmement sensible de la confidentialité sur la dissuasion française et de l’avance de Latécoère sur la technologie photonique très prometteuse (aéronautique, défense…) du Li-Fi (Light Fidelity), qui a un débit cent fois plus rapide que les Wi-Fi existants.

Des députés montent au créneau : Et cela se passe mal. Fin novembre, dix-sept députés ont écrit au Premier ministre pour lui demander d’avoir une « approche souveraine » sur les ventes de Photonis et de Latécoère. En vain pour l’équipementier aéronautique. Le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier a jugé excessives les inquiétudes sur Latécoère. « Le risque souveraineté n’existe pas sur Latécoère, il existe en général. Il faut des règles », a-t-il estimé en début d’année. Une déclaration qui va dans le sens de la PDG de Latécoère. Yannick Assouad, qui a un passé très américain (PDG d’Honeywell Aerospace, diplômée de l’Institut technologique de l’Illinois), a expliqué dans une interview à L’Usine nouvelle que « la lettre d’engagement signée par Searchlight, confidentielle », aborde les questions concernant ces programmes de défense. Et de dire que « l’État a bien joué son rôle pour protéger ce qui doit l’être. En tant que dirigeante de Latécoère, je mettrai un point d’honneur à respecter ces engagements ».

Mais, selon nos informations, Searchlight traîne déjà les pieds pour remplir certains de ses engagements. Ainsi, l’État a demandé à Searchlight, au titre du contrôle des investissements étrangers en France (procédure IEF), qu’il prenne un chevalier blanc français, qui aura son agrément. Cet investisseur doit détenir au moins 10 % du capital et des droits de vote de Latécoère et sera son œil au conseil d’administration. L’État lui a soufflé le nom de Tikehau Capital. Mais, selon nos sources, Searchlight aurait l’intention d’organiser des enchères pour trouver un partenaire et amortir son investissement. Mais la mère de toutes les batailles sera la sortie de Searchlight, dans cinq ans environ. L’État français a-t-il déjà pris des mesures pour empêcher une vente à un industriel non désiré ? Michel Cabirol

NEXEYA, CLS, PHOTONIS… UNE GESTION AU CAS PAR CAS : A côté d’opérations comme la vente de Morpho à Advent, la cession de la PME HGH à Carlyle ou le rachat de Latécoère par Searchlight, la France a également su prendre des initiatives pour mieux protéger sa base industrielle et technologique de défense (BITD). L’exemple le plus édifiant reste la vente de Nexeya par ses actionnaires historiques au groupe allemand Hensoldt, détenu par le fonds américain KKR. Le ministère des Armées a imposé aux actionnaires de Nexeya d’exclure de la vente l’activité spatiale (Nexeya Space) ainsi que certaines activités de défense liées à la souveraineté française. Soit 36 millions d’euros de chiffre d’affaires (200 salariés). Ces activités considérées comme critiques ont été dans un premier temps, distinguées des autres activités de Nexeya, puis rassemblées dans une nouvelle société baptisée Hemeria, principalement spécialisée dans les nano satellites.

CLS, un actif qui file en Belgique : La Compagnie nationale à portefeuille (CNP), société d’investissement belge du groupe Frère, qui se propose de racheter une participation majoritaire du capital de la pépite technologique CLS (Collecte Localisation Satellites), a dû déposer, fin novembre, un dossier à la Direction générale des entreprises (DGE) dans le cadre de la procédure des investissements étrangers en France (IEF). Si tout se passe bien, la procédure devrait durer deux mois minimums à compter du dépôt du dossier. L’État français, qui aurait pu imposer un acheteur français – la banque Rothschild était sur les rangs -, a laissé filer cet actif en Belgique. Il faut cependant préciser que le Centre national d’études spatiales (CNES) devrait rester actionnaire à hauteur de 35 % de l’opérateur des célèbres balises Argos.

Après quelques hésitations, l’État français a entrepris par ailleurs de trouver un actionnaire français de référence à Photonis, qui fournit les forces spéciales de tous les pays de l’OTAN. Mis en vente par le fonds Ardian, ce leader mondial de la conception et de la fabrication de tubes d’intensification d’image de pointe pour les militaires intéresse très fortement des groupes américains notamment. Après avoir vainement tenté de convaincre Thales et Safran de racheter Photonis, l’État a récemment sollicité d’autres industriels français. La fin de l’histoire reste à écrire. Ainsi, quand la France veut, elle choisit de s’en donner les moyens. C’est une simple question de volonté politique. Avec le renforcement de la procédure IEF, l’État dispose, via la Direction générale des entreprises, d’une palette d’outils plus large pour préserver ses pépites et ses entreprises stratégiques lors d’une opération de contrôle par un investisseur étranger.

Pas de « Proxy Agreement » français : Mais pas question pour le moment d’envisager une solution de type « Proxy Agreement » à la française, à l’image de ce qu’impose l’administration américaine à des investisseurs étrangers lors d’un rachat d’une société considérée comme stratégique pour les États-Unis. Un dispositif qui limite drastiquement les droits de l’investisseur étranger au sein même de sa société gérée par trois administrateurs américains, qui eux-mêmes désignent les dirigeants de la société. Michel Cabirol

Lire la Source : https://www.latribune.fr/economie/france/la-france-va-enfin-riposter-au-pillage-de-ses-pepites-industrielles-trop-tard-10-11-837068.html

Russie, Le gouvernement démissionne


20minutes.fr – monde – Russie : Le gouvernement démissionne après l’annonce d’une réforme de la Constitution. POLITIQUE : Le Premier ministre russe Dmitri Medevev a présenté la démission de son gouvernement, après un discours de Vladimir Poutine annonçant des réformes de la Constitution.

Par : 20 Minutes avec AFP – Publié le 15/01/20 à 15h37 — Mis à jour le 15/01/20 à 15h42

Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev au Kremlin (Moscou), le 25 décembre 2013. — KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP

C’est une annonce surprise. Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a présenté ce mercredi au président Vladimir Poutine la démission de son gouvernement, après un discours du chef de l’Etat annonçant des réformes de la Constitution. « Nous, en tant que gouvernement de la Fédération de Russie devons donner au président de notre pays les moyens de prendre toutes les mesures qui s’imposent. C’est pour cela (…) que le gouvernement dans son ensemble donne sa démission », a déclaré Dmitri Medvedev.

Cette annonce fait suite à la proposition par Vladimir Poutine de la tenue d’un référendum sur des réformes de la Constitution russe devant renforcer les pouvoirs du Parlement tout en préservant le caractère présidentiel du système politique qu’il pilote depuis 20 ans.

Renforcer le Parlement : « Ces changements, lorsqu’ils seront adoptés, et cela se fera après discussion, introduiront des changements importants non seulement dans un certain nombre d’articles de la Constitution, mais aussi en général dans l’équilibre des pouvoirs, le pouvoir exécutif, législatif, le pouvoir judiciaire », a déclaré le Premier ministre lors d’une allocution télévisée en présence du président Vladimir Poutine, qui l’a remercié pour son travail.

La principale mesure annoncée vise à renforcer le rôle du Parlement dans la formation du gouvernement, lui donnant la prérogative d’élire le Premier ministre que le président sera alors « obligé de nommer ». Actuellement, la Douma confirme le choix du chef de l’Etat. Selon Vladimir Poutine, il s’agit d’un changement « significatif » pour lequel il a jugé la Russie assez « mûre ». Les deux chambres du Parlement sont aujourd’hui dominées par des forces pro-Poutine et ne s’opposent jamais aux volontés du Kremlin.

De nombreuses interrogations sur l’avenir de Poutine après 2024 : Les propositions de réformes exposées par Vladimir Poutine visent aussi à renforcer les pouvoirs des gouverneurs régionaux, à interdire aux membres du gouvernement et aux juges d’avoir des permis de séjour à l’étranger et à obliger tout candidat à la présidentielle à avoir vécu les 25 dernières années en Russie.

Ces annonces pendant le discours annuel du président russe devant le Parlement et les élites politiques ont nourri les interrogations quant à son avenir après 2024, à l’issue de son mandat, alors qu’il n’a jamais mis en avant de successeur ni exprimé ses intentions.

Lire la Source : https://www.20minutes.fr/monde/2695819-20200115-russie-gouvernement-demissionne-apres-annonce-reforme-constitution

Harry-Meghan, Megxit


20minutes.fr – monde – « Megxit » : Elizabeth II convoque une réunion de crise après l’annonce choc du couple Harry-Meghan. ROYAUME-UNI : La dotation financière du couple et la question de leurs titres royaux seront à l’ordre du jour de cette réunion convoquée par la reine « attristée ».

20 Minutes avec AFP – Publié le 12/01/20 à 03h02 — Mis à jour le 12/01/20 à 03h04

Des objets à l’effigie du Prince Harry et de Meghan dans une boutique de souvenirs à Windsor, le 9 janvier 2020. — AFP

La reine d’Angleterre Elizabeth II organisera une réunion lundi avec le prince Harry afin de tenter de résoudre la crise déclenchée par l’annonce choc du couple Harry-Meghan de se mettre en retrait de ses obligations, selon la presse britannique.

Harry rencontrera sa grand-mère en compagnie de son père, le prince Charles, et de son frère, le prince William, avec lequel il entretient des relations tendues, dans la résidence privée de la souveraine à Sandringham, dans l’est de l’Angleterre, précisent les médias. Meghan, partie au Canada, participera à la réunion par l’intermédiaire d’une conférence téléphonique.

Parmi les sujets à l’ordre du jour, il y aura le montant de la dotation financière que le prince Charles attribue au couple de sa réserve personnelle, la question de leurs titres royaux, et le périmètre des transactions commerciales qu’Harry et Meghan seront autorisés à faire, avance le Sunday Times.

Elizabeth II, non consultée et attristée : Harry, Meghan et leur fils Archie ont passé Noël au Canada, et l’ancienne actrice américaine y est retournée cette semaine. Ils y avaient pris des vacances prolongées pour prendre du recul après avoir affiché leur malaise face aux critiques appuyées des tabloïds britanniques sur les supposés caprices de Meghan Markle et son luxueux train de vie.

Non consultée et selon la presse britannique attristée, Elizabeth II, âgée de 93 ans, a demandé aux membres de la famille de trouver dans les jours qui suivraient une « solution » face à la volonté de son petit-fils, sixième dans l’ordre de sa succession, de gagner son « indépendance financière » et de vivre une partie de l’année en Amérique du Nord.

Lire la Source : https://www.20minutes.fr/monde/2692779-20200112-megxit-elisabeth-ii-convoque-reunion-crise-apres-annonce-choc-couple-harry-meghan#&gid=1&pid=1

Canberra – Paris : les incendies…


Paris – Canberra : les incendies…

L’Australie en feu se consume, les incendies font des morts parmi les humains, suppriment, éliminent la vie animale sauvage.

La France en feu se consume, les manifestations, grèves font des dégâts terribles : humains, financiers. Les réformes de la Retraite un immense incendie couve prêt à exploser…

Retraites : Deux projets de loi


20minutes.fr – politique – Retraites : Deux projets de loi présentés le 24 janvier 2020, l’âge pivot instauré dès 2022 mais il pourra encore être négocié. RÉFORME : Les partenaires sociaux auront jusqu’à septembre 2021 pour « proposer au gouvernement » d’autres « modalités d’atteinte de l’équilibre financier ».

Par 20 Minutes avec AFP – Publié le 10/01/20 à 02h26 — Mis à jour le 10/01/20 à 02h33.

Edouard Philippe après sa rencontre avec les syndicats, le 7 janvier 2020. — Francois Mori/AP/SIPA

Âge pivot, équilibre financier, rémunération des enseignants… Voici donc les premiers éléments du projet de loi sur la réforme des retraites, selon les textes transmis pour avis aux caisses de Sécurité sociale et dont l’AFP a obtenu copie dans la nuit de jeudi à vendredi.

Deux projets de loi présentés le 24 janvier 2020 : Deux projets de loi sur la réforme des retraites, l’un organique, l’autre ordinaire, seront présentés en Conseil des ministres le 24 janvier. Le projet de loi organique fixe notamment une « règle obligeant (…) à prévoir l’équilibre » financier du système de retraite, tandis que le projet de loi ordinaire prévoit à cette fin d’instaurer un « âge d’équilibre » pour « inciter les Français à partir plus tard avec une meilleure pension ».

« Âge d’équilibre » dès 2022, sauf « délibération » différente « avant septembre 2021 » : La réforme des retraites prévoit la création en 2022 d’un « âge d’équilibre » (âge pivot) au-delà de l’âge légal de départ, à moins d’une « délibération » différente des partenaires sociaux « avant le 1er septembre 2021 ». Syndicats, patronat et employeurs publics siégeant au sein de la future « caisse nationale de retraite universelle » qui sera créée « le 1er décembre 2020 » auront donc neuf mois pour « proposer au gouvernement » d’autres « modalités d’atteinte de l’équilibre financier », faute de quoi « l’âge minimal » pour une retraite sans décote passera progressivement à 64 ans d’ici à 2027.

Une règle, imposant l’équilibre financier du système : La réforme fixera une « règle obligeant (…) à prévoir l’équilibre » financier du système de retraite, qui ne pourra pas être en déficit « sur une période de cinq années en cumulé ». « La prévision de solde cumulé » du futur « système universel de retraite » devra être « positive ou nulle » à partir de 2025, précise le projet de loi organique.

Revalorisation de la rémunération des enseignants et des chercheurs : La « mise en place du système universel de retraite » s’accompagnera d’une « revalorisation » de « la rémunération » des enseignants et des chercheurs. « Cet engagement », qui figure dans « l’article premier » du projet de loi ordinaire, vise à garantir « un même niveau de retraite pour les enseignants et chercheurs que pour des corps équivalents de même catégorie de la fonction publique ». Il « sera rempli dans le cadre » de lois de programmation de l’Education nationale et de la Recherche, précise le texte.

Lire la Source : https://www.20minutes.fr/politique/2691451-20200110-retraites-deux-projets-loi-presentes-24-janvier-age-pivot-instaure-2022-pourra-encore-etre-negocie

Prince Harry et Meghan Markle, ils renoncent…


20minutes.fr – Arts – Stars – Culture – Le prince Harry et Meghan Markle renoncent à leur rôle de premier plan dans la famille royale britannique. FONCTIONS : Le Palais de Buckingham a précisé que cette mise en retrait était « compliquée » et prendrait « du temps ».

Meghan et Harry en visite à la Maison du Canada, à Londres, le 7 janvier 2020. — DANIEL LEAL-OLIVAS / POOL / AFP

En retrait depuis plusieurs semaines après une vague de critiques contre l’ancienne actrice, le prince Harry​ et Meghan Markle ont annoncé, ce mercredi, qu’ils renonçaient à leur rôle de premier plan dans la famille royale britannique pour prendre leur indépendance financière et s’installer une partie de l’année en Amérique du Nord.

« Nous avons l’intention de renoncer [au rôle de] membres « senior » de la famille royale et de travailler pour devenir financièrement indépendants, tout en continuant à soutenir la reine », ont annoncé dans un communiqué les époux, qui avaient fait part ces derniers mois de leur difficulté à vivre la pression médiatique liée à leur fonction, assurant avoir pris cette décision « après de nombreux mois de discussions ».

Des difficultés face à l’exposition médiatique : « Nous prévoyons désormais de partager notre temps entre le Royaume-Uni et l’Amérique du Nord, en continuant à honorer notre devoir auprès de la reine, le Commonwealth, et nos patronages », ont-ils ajouté, assurant avoir pris cette décision «après de nombreux mois de réflexion».

Néanmoins, si la famille royale a dit mercredi « comprendre » la volonté du prince Harry et de son épouse Meghan de prendre leurs distances, elle a averti que cette mise en retrait était « compliquée » et prendrait « du temps ». « Les discussions avec le duc et la duchesse de Sussex sont à un stade précoce. Nous comprenons leur désir de prendre une autre voie, mais ce sont des questions compliquées qui prennent du temps à régler », a-t-elle réagi dans un communiqué transmis par le palais de Buckingham.

Cette annonce de mise en retrait intervient alors que le prince Harry et Meghan viennent de rentrer d’un séjour de plusieurs semaines au Canada, où ils ont fêté Noël avec leur fils Archie, né le 6 mai 2019, un an après leur mariage. Ils avaient pris ces vacances prolongées de la famille royale après s’être ouverts dans un documentaire, en octobre, de leurs difficultés face à l’exposition médiatique.

Par 20 Minutes avec AFP – Publié le 08/01/20 à 19h55 — Mis à jour le 08/01/20 à 21h57

Lire la Source : https://www.20minutes.fr/arts-stars/culture/2690391-20200108-prince-harry-meghan-markle-renoncent-role-premier-plan-famille-royale-britannique

Bilan – Point par un Robot

Retraites : Sortir du conflit ?


20minutes.fr – Réforme des Retraites : Sortir du conflit sans renier son projet, le délicat défi de l’exécutif. POLITIQUE – Après un mois de grève, le gouvernement cherche toujours une sortie de crise pour mener à bien la réforme des retraites.

Le dossier retraites est entre les mains d’Edouard Philippe. — Jacques Witt/SIPA
  • . L’exécutif espère trouver une sortie de crise pour mener à bien la réforme des retraites.
  • . « J’attends du gouvernement d’Edouard Philippe qu’il trouve la voie d’un compromis rapide », a assuré Emmanuel Macron lors de ses vœux.
  • . Les concertations avec les syndicats reprennent mardi, alors que deux journées de mobilisation contre le projet sont déjà prévues.

Pour l’exécutif, le début de l’année 2020 ressemble à s’y méprendre à la fin décembre. Le gouvernement cherche toujours une sortie de crise pour mener à bien sa réforme des retraites. Car après un mois de grève, le bras de fer se poursuit. Deux journées de mobilisation contre le projet sont déjà prévues, jeudi et samedi.

Emmanuel Macron retrouve donc ses ministres lundi avec cet objectif : éviter l’enlisement, avant la reprise des concertations avec les organisations syndicales le lendemain. Pour la majorité, le temps presse. Le texte final doit être présenté en Conseil des ministres la semaine du 20 janvier.

Pénibilité, âge pivot, seniors… Quelle marge de négociations ? : « J’attends du gouvernement d’Edouard Philippe qu’il trouve la voie d’un compromis rapide », a assuré Emmanuel Macron lors de ses vœux. Mais jusqu’ici, les discussions sont au point mort. Même les syndicats dits « réformistes » n’ont pas été convaincus par les annonces du gouvernement.

« Sur l’universalité du régime, objectivement, il y a peu de marges de négociation : un euro cotisé donnera les mêmes droits pour tous. Et on doit garder un âge d’équilibre [à 64 ans] pour assurer la pérennité du système », avance Bruno Bonnell. « Mais la porte est ouverte à la discussion sur la pénibilité. On pourrait définir de nouveaux critères par exemple pour les métiers où l’on sauve des vies (médecins, infirmiers, etc.), ou l’on risque sa vie (policiers, militaires, etc.) et pour les métiers du lien (accompagnateurs de vie scolaires, de personnes en situation de handicap) », énumère le député LREM du Rhône. Cette prise en compte de la pénibilité et le « maintien dans l’emploi des seniors » seront au cœur des discussions mardi.

Trouver une sortie de crise… sans se renier : Reste la question de l’âge pivot, « ligne rouge » pour la CFDT, la CFTC et l’Unsa. « On peut trouver une issue à la crise si on revient sur cet âge pivot, qui est très injuste socialement et bloque les négociations », remarque Jean-François Cesarini. Le député du Vaucluse propose, avec une quinzaine de ses collègues de « l’aile gauche » de la majorité, de le remplacer par « un âge d’équilibre individualisé », prenant en compte l’espérance de vie en bonne santé à partir de 65 ans par métier. « Le président a ouvert cette porte le 31 décembre en disant que ceux qui effectuent des « tâches difficiles » pourront partir plus tôt, on espère que le Premier ministre mettra de l’eau dans son vin », ajoute Cesarini.

En pleine contestation sociale, Edouard Philippe a déjà dû lâcher du lest. Plusieurs corps de métiers (marins, policiers, militaires, danseurs de l’Opéra) ont obtenu des aménagements dans le futur projet de retraites. Au risque de mettre à mal l’universalité du projet ? « Le régime soi-disant unique est devenu un régime inique. Avec les exceptions et les différentes mesures d’âge, on va se retrouver avec un système beaucoup plus complexe et avec plus de régimes spéciaux qu’avant », a ainsi dénoncé le patron des Républicains Christian Jacob aux Echos.

« Le souci de l’exécutif est de faire coexister la perspective universelle du projet et le nombre important d’exceptions qu’elle commence à avoir. Cela donne aussi des arguments à l’opposition. Si la réforme est si bien que ça, pourquoi multiplier les dérogations, comme l’a dénoncé la CGT », résume Bruno Cautrès, chercheur au CNRS et au Cevipof. « Le compromis semble donc aujourd’hui difficile à trouver, d’autant que le gouvernement n’a pas remporté la bataille de l’opinion ». Selon un sondage Ifop pour le JDD, plus de la moitié des Français (55 %) souhaite que le gouvernement n’aille pas au bout de la réforme.

Par Thibaut Le Gal – Publié le 05/01/20 à 18h39 — Mis à jour le 05/01/20 à 18h42

Lire la Source : https://www.20minutes.fr/politique/2687595-20200105-reforme-retraites-sortir-conflit-renier-projet-delicat-defi-executif

Retraites : Quelles sont les Concessions déjà faites


20minutes.fr – Réforme des retraites : Quelles sont les concessions déjà faites par le gouvernement à ce jour ? CAS PARTICULIERS : Depuis les annonces du 11 décembre 2019, l’exécutif a prévu des aménagements au régime universel, s’attirant de très nombreuses critiques.

Manifestation contre la réforme des retraites à Bayonne, le 28 décembre 2019. — Bob Edme/AP/SIPA
  • La réforme des retraites prévoit un régime universel par points.
  • Mais certaines professions ont d’ores et déjà la garantie de conserver certaines particularités, comme un départ précoce à la retraite.
  • Certains estiment que le projet de l’exécutif n’est plus vraiment universel.

Le régime universel de retraites voulu par Emmanuel Macron est-il en train de prendre l’eau ? Alors que le président de la République affirmait en octobre qu’il n’y aurait « plus de régimes spéciaux à proprement parler », la mobilisation contre la réforme a poussé l’exécutif à multiplier les concessions à de nombreuses professions. Après la présentation de la réforme le 11 décembre 2019, pilotes, routiers, ou encore policiers ont obtenu le maintien de certaines particularités, après des négociations avec le gouvernement ou via des menaces de grève.

Par Nicolas Raffin – Publié le 31/12/19 à 16h21 — Mis à jour le 31/12/19 à 16h21.

Lire la Source : https://www.20minutes.fr/economie/2685099-20191231-video-reforme-retraites-concessions-deja-faites-gouvernement

CGT, Philippe Martinez, Révélations


lentreprise.lexpress.fr – PASSE-PASSE : Révélations sur le salaire de Philippe Martinez à la CGT.

Philippe Martinez

Même quand ça va mal, la CGT sait être généreuse avec ses cadres et avec son secrétaire général, Philippe Martinez. Grâce à des montages alambiqués.

C’est peu connu : la CGT gère aussi des « filiales », comme une entreprise privée. La puissante fédération des métallos – dont est issu son secrétaire général, Philippe Martinez – possède ainsi la maternité parisienne des Bluets et trois centres de réadaptation professionnelle (CRP). Ces quatre établissements sont gérés au travers de l’association Ambroize Croizat (AAC), présidée par un proche du chef de file de la CGT, Yves Audvard.

Les crises financières s’y succèdent et la gestion de la maison mère va souvent à l’encontre de ce que prône la CGT au niveau national. Les établissements étaient au bord du gouffre financier fin 2018. La directrice générale de l’AAC, Jacqueline Garcia, évoquait un risque de redressement judiciaire, voire de liquidation. Un plan social a été mis en œuvre et on a demandé aux salariés de se serrer la ceinture.

Par Nathalie Samson, publié le 22/03/2019 à 07h00 , mis à jour le 11/12/2019 à 15h02

Lire la Source : https://lentreprise.lexpress.fr/rh-management/remuneration-salaire/les-droles-de-salaires-de-la-cgt_2068134.html

Avant, pendant, après les vœux aux français


huffingtonpost.fr – Avant ses vœux pour 2020, Macron rattrapé par cette « archive cruelle ». Dans cette vidéo d’octobre qui évoque les régimes spéciaux de retraites, le chef de l’État écarte toutes concessions aux policiers ou aux gendarmes. Et pourtant…

ERIC CABANIS VIA GETTY IMAGES
Emmanuel Macron lors d’un débat sur les retraites à Rodez au mois d’octobre.

POLITIQUE – Un document qui ne pouvait pas plus mal tomber pour Emmanuel Macron. Ce mardi 31 décembre, alors que le chef de l’État se prépare à adresser ses vœux pour l’année 2020, une vidéo vieille de quelques semaines (seulement) a refait surface sur les réseaux sociaux.

Son contenu n’a, en soi, rien d’inédit. Il s’agit d’un extrait du débat sur la réforme des retraites qu’il avait tenu à Rodez au début du mois d’octobre. Un échange de trois heures et demie avec les lecteurs du groupe La Dépêche durant lequel le président de la République avait tenté de convaincre les participants à adhérer à son “projet de société”.

Adepte de ces (très) longues discussions, Emmanuel Macron avait notamment évoqué l’un des points de crispation mais aussi le cœur de sa réforme : la fin des régimes spéciaux.

″Ça va tomber comme des dominos” – Et c’est cette séquence en particulier qui se partage à très grande vitesse sur les réseaux sociaux ce mardi. Et pour cause : le chef de l’État assurait qu’il ne ferait aucune concession catégorielle. Or, plusieurs catégories professionnelles (comme les policiers, les routiers ou les danseurs de l’Opéra) ont d’ores et déjà obtenu des garanties de la part du gouvernement.

“Il n’y aura plus de régimes spéciaux à proprement parler. Ce n’est pas possible dans un système universel par points”, avait déclaré le chef de l’État, avant d’ajouter : “si je commence à dire, on garde un régime spécial pour l’un, ça va tomber comme des dominos”, citant précisément les policiers, les gendarmes, les infirmiers et les aides-soignants.

Dans la nuit de lundi à mardi, un compte Twitter affichant moins de 30 abonnés a mis en ligne cet extrait. Douze heures plus tard, son message comptait près de 800 re-Tweets et 900 Likes, une prouesse pour un compte à si faible audience.

Au petit matin, c’est le journaliste Alexis Poulin (très suivi sur le réseau social, et par de nombreux politiques) qui a repris cette vidéo, faisant exploser son audience (plus de 3.000 re-Tweets). Au point de se retrouver partagée par des responsables politiques, dont la sénatrice socialiste Marie-Pierre de La Gontrie, qui pointe une “archive cruelle” pour le chef de l’État. Même tonalité chez le député LR Fabien Di Filippo. “Parfois, Emmanuel Macron se prend lui-même au piège de ses manipulations…Il fait dans les faits systématiquement l’exact contraire de ce qu’il clamait, pour des raisons politiciennes et au détriment de la France”, assène l’élu de droite, fustigeant “l’hypocrisie” du chef de l’État.

Au-delà du microcosme politico-médiatique qui sévit sur Twitter, la vidéo a également été partagée en masse sur plusieurs pages Facebook de gilets jaunes, dont la page Dégageons Macron, qui affiche plus de 200.000 abonnés au compteur. Six heures après sa publication sur cette page, la séquence cumulait plus de 30.000 vues et plus de deux mille partages.

CAPTURE FACEBOOK
Capture d’écran de la publication de la vidéo sur la page « Dégageons Macron »

“Floraison de ‘mini-régimes’” : Si tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce document une séquence virale, c’est notamment parce qu’il révèle l’ambiguïté qui règne autour de cet aspect de la réforme des retraites, vendue comme étant “universelle”, alors qu’elle fait déjà des concessions catégorielles.

Dans une interview au Monde, Michel Borgetto, professeur de droit public à l’université Paris-II (Panthéon-Assas), souligne cette difficulté à laquelle fait face l’exécutif qui doit à la fois promettre un régime unique tout en composant avec des réalités professionnelles particulières. Le spécialiste pointe ainsi “cette multiplication de traitements particuliers, laquelle revient peu ou prou, qu’on le veuille ou non, à reproduire au sein du régime unique à points une floraison de ‘mini-régimes’”. Ce qui n’aide pas le gouvernement à vendre le projet.

Pour autant, pas question pour l’exécutif de s’interdire quelques ajustements catégoriels dans le cadre des négociations, pourvu que le système à points soit adopté. C’est en tout cas ce qu’affirme un conseiller ministériel cité par l’AFP. “Il y a eu des avancées très claires le 19 décembre, montrant que le système universel peut être dans une certaine mesure individualisée. C’est notamment le cas pour la prise en compte de la pénibilité ou le départ en retraite progressif”, souligne cette source, qui ajoute : “le gouvernement a bien compris qu’on reprochait au système de points d’être trop mécanique”.

Dans le même temps, et comme le montre le succès de cette archive, ces ajustements sont perçus comme la reproduction du système actuel, remettant ainsi en cause l’intérêt de la réforme des retraites.

Par Romain Herreros, 31/12/2019 15:45

Lire la Source : https://www.huffingtonpost.fr/entry/avant-ses-voeux-macron-rattrape-par-cette-archive-cruelle-sur-les-regimes-speciaux_fr_5e0b4715e4b0843d360bf5a8

Ce qui était attendu

est arrivé…

Lorsque la vérité est déformée, il faudra déformer encore, puis davantage, puis son contraire voire pire… De nos jours on trouve des internautes fort dégourdis qui retrouvent tout, vraiment tout, chaque détail ou mot prononcé…

“Qui dit un mensonge en dit cent.” Proverbe français

2019, Bilan politique, population, politisation massive ?


20minutes.fr – Politique – Bilan de l’année : 2019 fut-t-elle marquée par une politisation massive de la population ? INTERVIEW : Pour Benjamin Morel, docteur ès sciences politiques, si la population a semblé plus investir les sujets politiques que les années précédentes, c’est avant tout car elle ne sent plus représentée

Un — Michel Euler/AP/SIPA

L’année 2019 fut marquée par de nombreux sujets politiques à laquelle se sont intéressés les Françaises et Français.

Vous-même, vous avez forcément un avis sur les « gilets jaunes », l’écologie ou la grève SNCF.

Pour Benjamin Morel, docteur ès sciences politiques, 2019 fut une année à part, à la fois par ses sujets et par sa crise de la représentation.

Cela vous aura difficilement échappé au repas de Noël en famille, 2019 fut une année politique. Extrêmement politique. Entre la mise en avant de l’écologie politique, les « gilets jaunes », la grève de décembre, le mouvement contre les violences faites aux femmes, la liste est plus longue que celle de votre petit-cousin a adressé au Père Noël.

Bien sûr, toutes les années sont marquées par des évènements politiques majeurs, magie de l’actualité oblige. Pour autant, les citoyens ont semblé plus investir ces sujets cette année que les précédentes. Qui n’a pas son avis sur Greta Thunberg, les « gilets jaunes » ou la réforme des retraites ? Pour Benjamin Morel, docteur ès Sciences politiques à l’ENS, cette politisation massive de la population s’explique par une crise de la représentativité mais également par un traitement de l’information plus durable.

En quoi 2019 est-elle une année marquante dans la politisation de la population ? : 2019 fut une année de mobilisation sociale importante. Ce n’est pas si nouveau que ça au cours de la décennie, qui a connu de nombreux mouvements sociaux. Mais 2019 reste quand même une année particulièrement marquée par une déconnexion encore plus accrue des instances représentatives, avec une rupture affichée et consommée. Traditionnellement, le régime représentatif s’appuie sur un triptyque : les représentants, la société civile organisée notamment les syndicats, et le peuple représenté. 2019 a montré une tendance à manifester bien plus aiguë que les dernières années, où une partie de la population – notamment les « gilets jaunes » – se sont sentis non représentés à la fois par les dirigeants, mais aussi par la société civile organisée.

La population s’est-elle émancipée de ses représentants pour agir indépendamment ? : Il ne faut pas surestimer la révolution qu’aurait constituée 2019. S’il y a eu l’émergence de ce genre d’actions populaires, organisées sans syndicats, la seconde partie d’année marque le retour de la société civile organisé au premier plan : les manifestations écologiques s’appuient à ce titre sur un fonctionnement classique en termes de mobilisations collectives, tout comme le mouvement contre les violences faites aux femmes, ou la grève contre la réforme des retraites.

Néanmoins, la bataille des retraites pourrait avoir une importance capitale : si le peuple représenté s’est détourné des syndicats, s’il y a une telle crise de la représentation, c’est aussi car la population ne croit plus que les syndicats peuvent gagner. S’est imposée cette idée que la société civile organisée perd toutes ses batailles. Si les syndicats perdent aussi sur la réforme des retraites, il y aura peut-être un vrai basculement.

Au-delà de la crise de la représentation, qu’est ce qui explique un tel investissement de la population ? : En réalité, c’est surtout la temporalité de l’évènement politique qui a changé. On le traite médiatiquement bien en amont, ce qui accroît l’exposition de la population à l’évènement. L’entretien de l’information par les chaînes en continu notamment bouleverse le suivi de l’opinion. L’épilogue que constitue le vote du projet de loi est un point lointain qui est précédé dans le cas de retraites d’une exposition médiatique très en amont.

Or, on le voit bien : plus l’évènement dure dans le temps, plus la population l’investit. Le référendum de 2005 est un bon exemple : avec une campagne qui a commencé très tôt avant le vote, il y a eu le temps pour la population d’avoir un vrai investissement du sujet pour tenter de comprendre de quoi il en retournait. Campagne qui a fait bouger les lignes et a retourné l’opinion, preuve qu’il ne s’agissait pas de voter pour ou contre le gouvernement.

Y a-t-il d’autres raisons pouvant expliquer cet investissement massif de la politique en 2019 ? : Au-delà de l’aspect temporel, il y a aussi des sujets particulièrement inflammables par principe, avec en tête de gondole la réforme des retraites. C’est facile de faire parler les gens sur un tel sujet et pour eux de développer des opinions tranchées, car c’est un sujet qui concerne absolument tout le monde, et où chacun se demande d’abord s’il est concerné et ensuite s’il va être gagnant ou non.

Une actualité composée de tels sujets conduit forcément à une plus forte politisation. Mais les sujets économiques et sociaux, très individuels, immédiats et pratico-pratiques, ne sont pas les seuls à avoir percé. On y note un fort investissement sur des sujets plus liés aux valeurs, comme la question migratoire, avec des déclarations d’Emmanuel Macron qui ont enflammé l’actualité pendant deux mois et évidemment l’écologie. Ce sont des sujets tout aussi importants pour la politisation, car ils indiquent le sens et le pourquoi de l’identité politique, ce que chacun veut donner comme but à l’action publique.

Propos recueillis par Jean-Loup Delmas – Twitter – Publié le 27/12/19 à 18h19 — Mis à jour le 27/12/19 à 18h19

Lire la Source : https://www.20minutes.fr/politique/2683307-20191227-bilan-annee-2019-marquee-politisation-massive-population

Europe, Autriche, Écologistes, Coalition début 2020 ?


20minutes.fr – Autriche : Ecologistes et conservateurs souhaitent former un gouvernement de coalition début 2020. POLITIQUE – Pour la première fois de leur histoire, les Verts sont sur le point de gouverner l’Autriche au niveau fédéral dans le cadre d’une coalition aux côtés des conservateurs.

Sebastian Kurz dans son QG, à Vienne, le 29 septembre 2019. — Matthias Schrader/AP/SIPA

« Qui veut Kurz doit voter Kurz » proclamaient les affiches électorales du favori des sondages. Selon les projections, le conservateur Sebastian Kurz, 33 ans, a remporté les élections législatives de ce dimanche avec environ 37 % des suffrages, signant son probable retour à la chancellerie.

Quatre mois après avoir été renversé par le retentissant scandale de l’Ibizagate, Sebastian Kurz a donc réussi son pari, améliorant même son score de 2017 de presque six points. Son premier gouvernement, formé avec le parti d’extrême droite FPÖ, n’avait pas résisté à des révélations compromettantes pour le numéro deux du gouvernement. Il avait implosé en mai, au bout de 18 mois de mandat.

Débâcle de l’extrême droite et retour fracassant des Verts : Les Autrichiens ont sanctionné le FPÖ pour ce scandale qui a terni l’image de leur pays. Avec 16 % des voix, le parti nationaliste a perdu environ dix points par rapport au scrutin de 2017. Il arrive derrière les sociaux-démocrates qui prennent la seconde place avec environ 22 % des voix.

Les Verts enregistrent quant à eux une progression fulgurante. Sortis du parlement avec moins de 4 % des voix il y a deux ans, ils y font leur retour, avec entre 13 et 14 % des suffrages.

Former une coalition : Sebastian Kurz devra dans les prochains jours trouver des alliés et négocier la formation d’une coalition pour gouverner.

Plusieurs figures du parti social-démocrate font pression en coulisse pour qu’il étudie un retour à alliance avec la gauche, une formule ayant gouverné l’Autriche durant quarante-quatre ans depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Mais le conservateur sait qu’il perdrait en popularité chez des électeurs qui ne veulent plus entendre parler de ce « vieux couple » usé par les désaccords et les inimitiés personnelles.

Les sujets climatiques ayant éclipsé la thématique de l’immigration lors de la campagne, Sebastian Kurz a en revanche entamé un rapprochement sur un programme gouvernemental commun avec les Verts. Ces derniers ont affirmé par la voix de leur chef n’envisager une coalition que si Sebastian Kurz effectuait un « changement radical » de direction par rapport à sa précédente alliance avec l’extrême droite.

Par 20 Minutes avec AFP – Publié le 28/12/19 à 01h58 — Mis à jour le 28/12/19 à 01h58

Lire la Source : https://www.20minutes.fr/monde/2683399-20191228-autriche-ecologistes-conservateurs-souhaitent-former-gouvernement-coalition-debut-2020

France, Dette publique +100%


lemonde.fr – Économie – Dette publique – La dette publique a dépassé les 100 % du PIB fin septembre, selon l’Insee

La dette publique en France s’est établie fin septembre à 100,4 % du produit intérieur brut (PIB), soit 2 415 milliards d’euros, en hausse de 39,6 milliards par rapport au trimestre précédent, a rapporté vendredi 20 décembre l’Insee.

La dette publique en France s’est établie fin septembre à 100,4 % du produit intérieur brut (PIB), soit 2 415 milliards d’euros, en hausse de 39,6 milliards par rapport au trimestre précédent, a rapporté vendredi 20 décembre l’Insee.

La dette publique française avait déjà dépassé par deux fois le PIB en 2017, après intégration de la dette de la SNCF, pour atteindre 100,7 % au premier trimestre et 100,9 % au deuxième trimestre.

Par Le Monde – Publié vendredi 20 décembre 2019 à 08h59

Lire la Source : https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/12/20/la-dette-publique-a-depasse-les-100-du-pib-fin-septembre-selon-l-insee_6023559_3234.html

France Grève du 9 décembre 2019


francetvinfo.fr – Grève du 9 décembre : Philippe Martinez, Jean-Paul Delevoye… Qui sont les acteurs clés qui peuvent influer sur la réforme des retraites ? La semaine s’annonce cruciale pour le gouvernement et les partenaires sociaux dans le dossier de la réforme des retraites. Alors que la grève dans les transports se poursuit, le Premier ministre doit annoncer mercredi les contours de cette réforme.

À Matignon, on s’amuse, on rit. Aux dépens de qui ?

Le lever de rideau approche. Le Premier ministre, Edouard Philippe, doit présenter mercredi « l’intégralité du projet » de réforme des retraites. En attendant, à la veille d’une deuxième journée de mobilisation interprofessionnelle, mardi 10 décembre, le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, reçoit les partenaires sociaux, aux côtés de la ministre des Solidarités, Agnès Buzyn, afin de « tirer les conclusions » de la concertation relancée en septembre. Alors que la semaine s’annonce décisive pour le gouvernement comme pour les partenaires sociaux, franceinfo revient sur les principaux acteurs de ce dossier.

Philippe Martinez : celui qui veut tenir « jusqu’au retrait » de la réforme.

Exécutif de la CGT

Qui est-il ? Philippe Martinez, 58 ans, est à la tête de la CGT (Confédération générale du travail) depuis 2015. Il a travaillé chez Renault comme technicien de la métallurgie, puis est devenu en 2008 secrétaire général de la Fédération des travailleurs de la métallurgie de la CGT. Attaché à une stratégie syndicale traditionnelle, Philippe Martinez tente de faire évoluer sa structure afin de trouver un équilibre entre contestation et force de proposition, comme le détaille Libération. La CGT, qui a perdu la place de premier syndicat de France au profit de la CFDT, voit aussi dans la réforme des retraites une occasion de reconstruire une dynamique.

Quelle est sa position ? Le secrétaire général de la CGT se montre déterminé à faire obstacle à la réforme des retraites, dans laquelle « il n’y a rien de bon », estime-t-il dans les colonnes du JDD. Il souhaite conserver le système de retraite en vigueur, « le meilleur du monde », selon lui. « Nous tiendrons jusqu’au retrait » de la réforme, prévient-il. « En 1995, au début de la première manifestation, le Premier ministre, Alain Juppé, avait dit que jamais il ne retirerait son projet. Les choses évoluent vite. Et la colère est grande. Le gouvernement devrait être attentif. »

La balle est dans le camp du gouvernement (…). Qu’il entende la colère. Qu’il dise qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Qu’il remette les compteurs à zéro.

Philippe Martinez au « JDD » :

Comment peut-il participer au règlement du conflit ? Inscrit dans une stratégie d’opposition radicale, Philippe Martinez assume la conflictualité des rapports avec le gouvernement. Le dialogue semble rompu avec l’exécutif : « Pas de son, pas d’image. » De son côté, le gouvernement n’a pas choisi d’en faire son interlocuteur privilégié. « Je ne pense pas que ce soit avec la CGT qu’on trouvera le chemin de la sortie de ce conflit », estime la ministre des Transports, Elisabeth Borne.

Jean-Paul Delevoye : celui qui a élaboré le nouveau système.

Qui est-il ? Jean-Paul Delevoye, 72 ans, est le « monsieur retraites » du gouvernement. En septembre 2017, ce chiraquien historique tendance gaulliste social a été nommé haut-commissaire à la réforme des retraites pour piloter la consultation sur cette réforme promise par le candidat Macron. Deux ans plus tard, il entre au gouvernement en tant que haut-commissaire aux retraites. Reconnu comme un interlocuteur fiable par les syndicats, l’ancien président du Conseil économique, social et environnemental (Cese) voit sa position affaiblie après avoir enchaîné quelques maladresses. Le doyen du gouvernement a ainsi oublié de déclarer sa fonction d’administrateur dans un institut de formation de l’assurance à la Haute Autorité pour la transparence de la vie politique. « C’est une omission par oubli », a-t-il expliqué au Parisien. « Je reconnais que ce n’est pas responsable. J’ai fait une erreur. » Dans un communiqué publié lundi 9 décembre, il a annoncé avoir démissionné de ces fonctions.

Quelle est sa position ? Jean-Paul Delevoye cherche désormais à aller au bout de cette réforme des retraites. Il est à l’origine de l’architecture du nouveau système que doit présenter le Premier ministre mercredi : fin des régimes spéciaux, système à points, allongement de la durée du travail, création d’un âge pivot… Il n’hésite d’ailleurs pas à hausser la voix quand le gouvernement semble prêt à lâcher du lest sur certains points, à l’image de la « clause du grand-père ». Cette idée, qui consisterait à appliquer le changement de règles aux seuls nouveaux entrants dans le monde du travail, à partir de 2025, n’a pas plu au haut-commissaire. « Cela reviendrait à créer un 43e régime. C’est impossible ! »

Comment peut-il participer au règlement du conflit ? Malgré les divergences de points de vue, il est parvenu à conserver une fenêtre de dialogue ouverte avec tous les syndicats, même les plus radicaux. « Avec Jean-Paul Delevoye, ça se passe bien : la CGT l’a vu 22 fois depuis décembre 2017, confie Philippe Martinez dans Le JDD. Delevoye, c’est quelqu’un qui a un peu plus d’expérience et une vraie conception de la démocratie sociale, même si nous proposons un tout autre projet de réforme des retraites que le sien. »

Laurent Berger : celui qui dirige le premier syndicat de France.

CFDT

Qui est-il ? A la tête de la CFDT (Confédération française démocratique du travail) depuis 2012, Laurent Berger, 51 ans, a travaillé dans sa jeunesse comme salarié dans une association d’insertion à Saint-Nazaire qui venait en aide à des chômeurs de longue durée. Dès ses premières années d’études, il a enchaîné les responsabilités syndicales, notamment comme responsable de la JOC (Jeunesse ouvrière chrétienne) à Paris, détaille Libération. La CFDT est devenue sous sa mandature le premier syndicat de France, public et privé confondus, en 2018.

Quelle est sa position ? La CFDT est le seul syndicat qui continue de soutenir l’idée d’un régime « universel », comme le souhaite le gouvernement. « Certains [considèrent] que le système actuel serait parfait. Je ne suis pas de ceux-là, je suis désolé, il n’est pas parfait, loin s’en faut, il est miné d’inégalités et ça met en cause la solidarité qui est absolument indispensable dans un système par répartition », a expliqué Laurent Berger sur France Culture. « On veut ce régime à une seule condition, c’est qu’on y instille des éléments de justice », parmi lesquels « la prise en compte de la pénibilité ».

On peut résoudre les inégalités en créant un régime universel, en mettant des mécanismes de compensation pour ceux qui sont les plus pénalisés aujourd’hui.

Laurent Berger sur France Culture : Comment peut-il participer au règlement du conflit ? Par sa tradition syndicale, la CFDT s’inscrit dans le dialogue. Mais l’organisation réformiste se retrouve prise entre deux feux et regrette l’épreuve de force qui est en cours. « Je suis préoccupé parce que la logique qui prévaut, c’est quand même de se mettre un peu sur la figure avant de commencer à discuter », a déclaré Laurent Berger sur France Culture. « De l’autre côté, on a un gouvernement qui veut montrer les bras, les muscles, pour dire : ‘s’il y a un peu d’affrontement, ça voudra dire que j’ai fait cette réforme’, c’est ridicule et c’est dangereux. » Laurent Berger reste vu par le gouvernement comme le meilleur interlocuteur pour trouver un compromis sur cette réforme.

Edouard Philippe : celui qui veut aller au bout de cette réforme.

Premier Ministre Édouard PHILIPPE

Qui est-il ? Edouard Philippe, 49 ans, est Premier ministre depuis maintenant plus de deux ans. Partie prenante de la recomposition politique voulue par Emmanuel Macron, l’ancien membre des Républicains affronte avec la réforme des retraites le dossier le plus épineux depuis son arrivée à Matignon. L’ancien maire du Havre a pris les choses en main et se retrouve en première ligne. Il va devoir user de ses talents de négociateur et de persuasion pour gagner la bataille de l’opinion et trouver une sortie de crise.

Quelle est sa position ? Pour le chef du gouvernement, cette réforme est inévitable. Sinon, « ce qui se produirait, nous le savons tous : nous demanderions à nos enfants de payer, c’est totalement injuste, je m’y refuse », explique-t-il au Monde. « Je crois que nos compatriotes savent que dans tous les autres pays, un allongement progressif de la durée du travail se met en place, et c’est un élément sur lequel travailler. » Conscient des difficultés pour faire accepter cette réforme, le Premier ministre tente aussi de séduire. « On pourra apporter des réponses extrêmement positives pour beaucoup de gens qui subissent des injustices dans le système actuel : les femmes, les agriculteurs, et ceux qui ont des parcours hachés, notamment », assure-t-il dans Le JDD.

Si on ne fait pas une réforme profonde, sérieuse, progressive aujourd’hui, quelqu’un d’autre en fera une demain brutale, vraiment brutale.

Edouard Philippe au « JDD » :

Comment peut-il participer au règlement du conflit ? Pour le moment, à l’image de son mentor Alain Juppé en 1995, le Premier ministre n’hésite pas à montrer les muscles et se dit « déterminé » à aller au bout de cette réforme. Mais l’exécutif sait qu’il va devoir faire encore preuve de patience et de dialogue. « On ne change pas un contrat social brutalement », rappelle Edouard Philippe dans Le Monde. Le gouvernement compte donc encore sur le dialogue social pour trouver une porte de sortie. Il a d’ores et déjà intégré le fait que la discussion se poursuivra au-delà de la présentation de la réforme prévue mercredi.

Lire la Source : https://www.francetvinfo.fr/economie/greve/greve-du-5-decembre/greve-du-9-decembre-martinez-philippe-delevoye-qui-sont-les-acteurs-cles-qui-peuvent-influer-sur-la-reforme-des-retraites_3736977.html

France Grèves Transports Pagaille


LCI – EN DIRECT – Retraites : nouvelle journée noire en vue dans les transports, l’exécutif prépare ses annonces.

MOBILISATION – Edouard Philippe dévoilera l’intégralité du projet de réforme des retraites mercredi 11 décembre. Son ambition : sauver la mise en place d’un « régime par points » quitte à faire d’importantes concessions. Face à lui, l’opposition des syndicats s’inscrit dans la durée avec une nouvelle épreuve de force en vue mardi, et, d’ici là, des perturbations considérables dans les transports. Suivez les dernières infos.

00h53 – DELEVOYE : La déclaration d’intérêts de Jean-Paul Delevoye va-t-elle plomber la réforme des retraites ? Le Parisien révèle, ce dimanche, que le Haut-commissaire aux retraites, intégré au gouvernement début septembre, a omis de déclarer sa fonction d’administrateur de l’Ifpass, l’Institut de formation de la profession de l’assurance. Un organisme « référence de la branche », selon son président interviewé par Le Parisien, et étroitement lié à la Fédération française de l’assurance, dont elle forme « tous les salariés ». FFA qui n’avait pas caché, fin octobre, combien la nouvelle réforme des retraites pouvait « lui ouvrir des perspectives ». Un mandat d’administrateur qui pourrait faire penser à un conflit d’intérêts, pour celui qui mène la réforme des retraites. Interrogé par Le Parisien, il a reconnu « une erreur », liée, dit-il, au fait que ce poste « n’était pas important » à ses yeux.

22h29 – FIN DE CACOPHONIE : Entre les tenants d’une réforme budgétaire et les partisans d’une réforme profonde, l’heure n’est plus à laisser parler chacun comme il l’entend, au sein de l’exécutif. Après un week-end consacré aux derniers arbitrages au sein du gouvernement entre la ligne Delevoye et la ligne Philippe, de l’Elysée à Matignon, c’est au tour de la majorité d’être convoquée par l’exécutif pour un exercice de « mise en cohésion majoritaire ». Seront convoqués les patrons des groupes de la majorité Patrick Mignola et Gilles Le Gendre, ainsi que les ministres Buzyn, Delevoye, Darmanin et Le Maire. Répondant aux critiques sur la cacophonie autour de la réforme, une source de l’Elysée a plaidé auprès de l’AFP qu’elle résultait justement du changement de comportement présidentiel après qu’il fut taxé de « verticalité ». « On a retrouvé du dialogue social et des partenaires sociaux dans le pays. » Cette même source voit d’ailleurs comme « un enseignement intéressant » le fait que « le président de la République partage l’affiche avec le secrétaire général de la CGT ».

Cette nouvelle approche n’empêche pas l’exécutif de dénoncer les « fausses nouvelles » sur les retraites, pointant notamment du doigt différent simulateurs de futures pensions qui ne tiennent pas compte, en l’état, des promesses de compensation faites par l’exécutif. Il y a, plaide-t-on, « une ambition de sauvetage du système social français, et pas du tout de démantèlement comme cela a pu être caricaturé »

21h38 – DEBAT : C’est la fin de ce débat. Vous pouvez continuer à suivre l’actualité de la grève sur LCI canal 26 et sur LCI.fr.

21h37 – DEBAT : « J’ai la conviction que les réponses qui seront apportées mercredi par le premier ministre changeront les positions. Je le souhaite, je le pense et je le crois. Elles seront rassurantes sur un grand nombre de points », avance Olivier Dussopt. « J’attends depuis tellement de temps que je désespère un peu », répond Dominique Corona.

… … …

La rédaction de LCI – 08 déc. 22h31

Lire la Source : https://www.lci.fr/social/en-direct-retraites-nouvelle-journee-noire-en-vue-dans-les-transports-l-executif-prepare-ses-annonces-2139391.html

Stéphane Soto quitte Medinsoft


gomet.net – Stéphane Soto quitte Medinsoft pour s’engager dans la campagne de Martine Vassal

Stéphane Soto quitte Medinsoft

Le cluster numérique marseillais Medinsoft annonce dans un communiqué du 3 décembre la démission de son directeur général Stéphane Soto. Le chef d’entreprise rejoint l’équipe de campagne de Martine Vassal pour les élections municipales de 2020. « Considérant qu’il était temps pour moi de promouvoir le développement économique du territoire sur un plan global, et non plus sur un plan associatif limité à l’innovation, considérant également que sur ce sujet, Martine Vassal est sans aucun doute la candidate la plus compétente, j’ai décidé de quitter mes fonctions de directeur général de Medinsoft pour ne pas perturber le fonctionnement de l’association et ses actions », commente-t-il dans le communiqué.

Stéphane Soto, porte-parole officiel de Martine Vassal pour l’économie : Depuis quelques mois, Stéphane Soto ne cache plus son soutien à Martine Vassal. En septembre, il était intervenu à ses côtés pour présenter les propositions économiques de la candidate LR à la mairie de Marseille. Il devient aujourd’hui le porte-parole officiel de la thématique « travailler » de la campagne de la présidente de la Métropole et du Département.

Kevin Polizzi, directeur général par intérim de Medinsoft : Le Président de Medinsoft, André Jeannerot, a proposé à Kevin Polizzi d’assurer l’intérim jusqu’à la prochaine assemblée générale prévue en mars 2020. Le fondateur de Jaguar Network occupe déjà au sein de l’association, le poste de co-président de la commission Smart City. En tant que nouveau directeur général, Kevin Polizzi a déjà engagé un important chantier, celui de réaliser un livret de solutions technologiques concrètes et chiffrées, réalisables sous six ans, et destinées aux futurs élus de la Métropole. Dans ce livret, différents domaines sont abordés : le logement, la mobilité, l’écologie… Medinsoft prévoit de sortir ce livret début février 2020 et souhaite le remettre aux élus de chaque liste politique se présentant aux élections municipales.

Par Richard Michel – 3 décembre 2019 à 12h05 (modifié le 3 décembre 2019 à 12h06)

Lire la Source : https://gomet.net/stephane-soto-martine-vassal/

FRANCE 2, 1 BLESSÉ DE TROP


FRANCE 2 – arretsurimages.net – CHRONIQUE – FRANCE 2, ET LE BLESSÉ DE TROP

Une femme parle. Son compagnon vient de perdre un œil, à la manifestation de l’Acte 53 des Gilets jaunes. Elle dit :  « Je ne comprends pas comment en se levant le matin, pour aller montrer notre mécontentement pacifiquement, on perd un œil parce qu’on espère juste vivre mieux. C’est pas juste ». Et je ne sais pourquoi, en regardant ce reportage du compte Twitter 20H France 2 je pense : « c’est le blessé de trop ». C’est l’estropié de trop. Peut-être parce qu’on voit en direct la grenade lacrymogène lui massacrer l’œil, place d’Italie, à Paris. Peut-être parce que Manuel Timili est intérimaire dans l’automobile dans le Valenciennois, et que sa compagne, Séverine, travaille dans une maison de retraite. Peut-être parce que j’ai lu qu’ils ont quatre enfants chacun. Et parce que j’imagine les feuilles de paie, le frigo, les rangées de paires de baskets à remplacer.

Peut-être aussi parce que j’ai en mémoire ce terrifiant « nous ne sommes pas du même camp » du préfet-seigneur de guerre Lallement, celui qui commande en dernier ressort aux lanceurs de grenades. Peut-être parce qu’en entendant cette femme en appeler à la justice, sans majuscule, je ne peux qu’être de son côté, de son camp, pour parler comme Lallement. Tous les estropiés sont des estropiés de trop. Mais Manuel Timili est l’image incontestable de la terreur d’État qui s’abat sur des Français ordinaires.

Par curiosité, je vais voir le sujet du 20 Heures de France 2, tel que diffusé à la télé, et non sur les réseaux sociaux. Il ne reste que quelques secondes du témoignage de Séverine. Il est noyé dans un reportage classique, retraçant le contexte du jet de grenade. Et truffé d’imperceptibles mensonges. « Certains manifestants refusent de quitter la place » dit par exemple le commentaire, alors que tous les témoignages (dont celui de notre chroniqueuse Mathilde Larrère) concordent : ce jour-là, la police interdisait de quitter la place, transformée en nasse.

Lire la suite, la source : https://www.arretsurimages.net/chroniques/le-matinaute/france-2-et-le-blesse-de-trop

François Baroin plus compétent


LeFigaro.fr – Scan Politique – François Baroin jugé plus «compétent» et «proche des gens» qu’Emmanuel Macron

SONDAGE – Plusieurs dimensions sont majoritairement attribuées au maire LR de Troyes plutôt qu’au chef de l’État, selon une enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info.

François Baroin, à la tête de l’Association des maires de France, et Emmanuel Macron, président de la République. IAN LANGSDON AFP / CHRISTOPHE ARCHAMBAULT AFP

Resté éloigné des vicissitudes des Républicains (LR) pendant deux ans, François Baroin semble tirer profit de sa réserve. Le maire de Troyes (Aube), de retour depuis octobre dans les instances dirigeantes renouvelées du parti, est jugé plus « compétent » qu’Emmanuel Macron par une majorité (55 %) de Français, selon un sondage de l’institut Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info.

Face au chef de l’État, il est aussi largement considéré (70 %) comme plus « proche des gens ». Une dimension que le président de l’Association des maires de France (AMF) a pris soin de cultiver, en particulier cette semaine lors du Congrès annuel de l’AMF à Paris, contre un président et un premier ministre décrit comme « sourds » à la « détresse des humbles » dans son dernier livre, Une histoire sentimentale (Albin Michel).

Par Loris Boichot

Lire la suite, source LeFigaro.fr :

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